‹ Imitation de Jésus-Christ;Chapitre 77 sur 190 · L.iYnia ill. UllAF. YTII. :£A'J · texte numérisé non relu

L.iYnia ill. UllAF. YTII. :£A'J

itiéiric, que vous me faites voir ce que je suis, ce que j'ai été, et l'état oi\ je suis tombé ; car je ne suis nrieriy et je ne le savais pas, ( PsaL 72. 21.)

Si vous m abandonnez à môî-^même, je suis la faiblesse même, je ne suis rien; mais dès que vous rae regardez, je me sens aussitôt fortifié et rempli d'une nouvelle joie.

Et c'est une chose admirable que je sois relevé sitôt, et que vous m'embrassiez avec tant de bonté, moi qui, par mon propre poids, suis toujours emporté vers la terre.

2. C est lefFet de voire amour qui me prévient gratuitement, qui m'assiste en tant de besoins, qui me préserve des plus grands périls, qui me délivre enfin d'une infinité dé maux.

Car je me suis perdu par un ainour déréglé de moi-même; maïs, en ne cherchant que vous seul, et vous aimant d'une affection pure, je vous ai trouvé., et je me suis trouvé, et votre amour m'a fait rentrer plus- profondément dans mon néant : parce que votre extrême douceur me traite au-delà de tout ce que je mé^ rite , et que je n'oserais espérer nî demander.

3. Soyez béni, mon Dieu, parce que, encore que je sois indigne de toute grâce, votre générosité et votre bonté infinie ne cessent jtimais de faire du bien aux in-

grats mêmes, et â ceux qui se sont le plus i^lôignés de vous.

Fiaites-nous retourner à vous , afin que nous devenions reconnaissans, humbles et dévots ; par^e que vous êtes notre salut » notre vertu et notre force.

PRATIQUE

Lorsqu'on a quelque sentiment de yanitë .et de complaisance sur soi-même, il ne faut aue considérer un moment le fonds inépuisable oe sa corruption y et comme entrer dans Fabîme de ses misères , pour étouôêr ce mouyement d'orgueiji dès sa naissance.' Car comment pourrait-on se représenter cette impuissance universelle qu'on a pour le bien ,. ce penchant mauvais et cet emportement vers le mal, cet aveuglement de notre esprit , et cette malice de notre cœur , cette fureur des passions toujours révoltées contre la raison? En un mot, comment pour* rait-on se représenter ce que Ton ^est , et ce que Ton «sent être , sans se mépriser et s'humilier auniessous de toutes les créatures? Mais si l'on se regarde par rapport à Dieu ; si l'on pense à ce qu'il est , et à ce que nous sommes devant lui , de purs néans , des pécheurs, mais pécheurs chargés de mille crimes que nous savons bien avoir commis , mais que nous ne savons pas nous avoir été pardonnes ; des créatures *t faibles et si fragiles . si inconstantes pour le bien et si constantes pour le mal ; hélas ! peut-êtr^ au|c ^eux de Dieu, vivans et mourans dans l'état de péché, et dignes d'être les objets éternels de sa haine ^ comment est-ce que dans ces vues nous pourrions copsentir à une pensée de vanité? et qu'il est vrai que d'avoir pour soi de l'estime , c'est se méconnaître et s'oublier !

FRIÂRS.

JNe souffrez pas , Seigneur , que notre orgueil nous dérobe la vue et le sentiment de nos misères. Obligeznous , en faisant justice et à vous , et à nous-mêmes , de voujs rendce la gloire de toutes choses, qui n^sst due

.UVaE.III. CHAP. IX. :2î25

qtl'à vous seul ) at à nou^ , de nous attribuer Te mépris , qui est notre partage , et qui nous est véritablement dû. 'Qtt'un dirélien <jui sait qti'il n'est tout ce qu^l e^t

3tB pai* vpus , 6 inoh SauveniV ie\ que datia kii-méme porte un ffonds inépuisable de malice et de jcorrup-

faire

malqu'

fie malf^ire-^ec xie .se dainser.. Inspirez a mon cœur

cette vraie humilité', sans laquelle il ne peut être digne

de votive àmoiiK* Ainsi soit-u.*

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tHAWTRE IX

Mq9 £(!&]*, ;^ivovs désirez d'être vraiment heureux , il faut iG|ue je sois votre souve* raijpkÇjqtj^erfU^re fiO;

Cettp iDt^O;tloi^ purifiera Votre afiectipUt qii.i^<0OH]i^jn(.tpi|^ porte avçc dérèglement V'CrAiVouMDéniie et T^rs )es,.c|*éaturç[S. 1 { Q^t 9fi yqu»;vQU5 reci^erchez en. quelque ^^h^o , iii[Ov^ tqnpilDIez atiâisUôt dan» la défait- ^mW ^t 4a«^i aridité,

Rapporte^] idoiio tout* À moi, comme à WtWïforf principale, rO^.cert moi qui ViQiip% , s^i . itQUt; dpiintév ([^^MOi^idérez toutes <5few«o»op[ime îprocédartt du. souveraiq Mwi'.a^i T4^m deve«( les rapporter toutes à moi, comme à leur origine.

lO*

2. Cest dans moi, côiHn^ô -dans une yiye source, que puisent IWuyÎYft.KpetU et le grand , le paiwre et le riche ; et qeu]i qui me serjveiTl Ifbrelfnent et dé bon cteut

jrecevrorit' grâce pour grâçç.. , ' ■ . Mats celui qui Voudra irietlré sa gloire hors de moi; on/chërthct? sa^satislTacWon dans quelque* bien. parliculieir,. no sera jamais affermi dans la véritable joie, et ne jouira point de là liberté du cœur; mais il sera génc et embarrassé en plusieurs manières.

Vousne devez donc rien vous approprier du bien qui est en vous, ni' attribuer à aucun homme Ift vertu qti'il a ; mais donnez tout à Dieu , sans lequel Thomme n'a rien. = ; - i .5

Jai tout donné, je redemande tout, et j'exige âvee tine grande rigueur- fa feêonnaissance' qlit m'est duçl ' * ^' ' >'

3. Cest là la vérité «^ilî tt^tet èti Cuite* il vaine gloire- Et éjuattd la g^i^âcë'délèfetc et lêfr véritablé'chdrtté>ènltcîit dati* ilh'dfK^; il n'^st -pliifd^'sùsceptîblé d'aûfeô^^envfe , II ne^ë'é^trottte jiflUs rèsscWé, ei: fàittîotirpropte iiè' % possède plu^ :' car 4a dfWifrè charité surmonte tout, et âoÉine à 1-âftii plus de fôréfe'ét plus d'é!téndife»J ' M' ■

Si vous étés vi*aîrï>on t sage , 'fjoilfe^n'atit** de joie et de ^cmfidnCd €|tt'''èn»ftttfi ; eaf^iil n'est bon que Diett seul; ^(fl^dok^^c loué pàir-dëi&uS tout, èll?béfti'»fefif'»l^t)Wëé choses. ' •' ' •< » ''*"•■- -^ ^*'*-

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