DES SAINTS
Des feux de Tair et des tempêtes ,
De la mort étemelle , ' ^
Par le mystère de votre Incarnation , 2i
Par votre Avènement, ^'
Par votre Naissance, ^ g
Par votre Baptême et votre Jeàne, b
Par votre Croix et votre Passion , g
Par votre Mort et votre Sëpulture, . ^
Par votre sais te Résurrection , ' gî
Par votre sainte Ascension , dq*
Par l'avènement de votre S. Esprit consolateur, Au jour du jugement,
Ecoutez-nous, Seigneur, quoique nous soyons pécheurs.
Nous vous prions de nous pardonner, exaucez-nous s'il vous plaît
Nous vous prions de nous faire grâce, exaucez-nous, s'il vous plaît.
Nous vous prions de nous conduire à une véritable pénitence , exaucez-nous , s'il vous plaît.
Nous vous prions de gouverner et de conserver votre sainte Eglise.
Nous vous prions de maintenir dans voire sacrée religion le souverain Pontife , et tous les ordres de la Hiérarchie ecclésiastique.
Nous vous prions d'abaisser les ennemis de l^glise sainte.
Nous vous prions d'établir une paix et une concorde véritable entre les Rois et les Princes chrétiens.
Nous vous prions d'accorder une paix et une unité de foi et d'amour à tous les peuples baptisés en Jésus- Christ.
Nous vous prions de nous fortifier et de nous maintenir dans la sainteté de votre service.
Nous vous prions d'élever nos esprits vers vous par des désirs spirituels et célestes.
Nous vous prions de récompenser tous nos bienfaiteurs, en leur donnant les biens éternels.
Nous vous prions de délivrer nos âmes de la damnation éternelle, et celles de nos frères, de nos proches et de nos bienfaiteurs.
Nous vous prions de nous donner et de nous conserver les fruits de la terré.
Nous vous prions d'accorder le repos éternel à tous les Fidèles qui sont morts, exaucez.
46 LES LITANIES DES SAlWTs/ '
Nous Yoas prions d'écouter nos vœux, exaucez. O fils de Dieu! exaucez-nous, s'il vous plaît; Agneau de Dieu , qui eSacez les péchés du monde ,
pardonnez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, c[Ai effacez les péchés du monde,
exaucez-nous. Seigneur.
Agneau de Dieu, qui efiacez les péchés du monde,
ayez pitié de nous.
Christ, écoutez-nous.
Christ, exaucez-nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.
Christ , ayez pitié de noua.
Seigneur, ayez pitié de nous.
Oraison pour demander le pardon de ses péchés.
Prions.
O Dieu! qui , par un excès de bonté qui vous est propre , êtes toujours prêt à faire grâce et à pardonner , recevez favorablement notre prière ; et taites, s'il vous plaît, que les chaînes invisibles du péché, qui lient nos âmes et celles de vos autres serviteurs, soient enfin toutes rompues par la puis^. sance de votre miséricorde infinie.
Oraison pour demander le pardon de nos péchés.
Exaucez, Seigneur, les très-humbles prières de ceux qui s'adressent à vous, et remettez les péchés de ceux qui vous les confessent: afin que nous recevions en même temps de votre bonté le pardon de nos pfîenses, et le bonheur d'une véritable paix.
Oraison pour le même sujet,
Sbionsub, faites paraître sur nous les effets de votre inefiable miséricorde; et, nous délivrant de tous nos péchés , délivres^nous aussi des peines que nous avons méritées en les commettant.
Oraison sur le même sujet,
O Dieu! que les péchés offensent, et que la pénitence apaise, écoutez favorablement les prières de votre peuple, qui est prosterné devant vou»; détournez de dessus nos têtes les fléaux de votre colère, 3ue nous avons attirés ^ur nous par le grand nombre e nos offenses. Par Jésus-Christ, etc.
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AVIS UTILES POim LA VIE SPIRITUELLE
CHAPrrRË PREMIER.
QV*lJé PAUT IMITER jésV» ' CHRIST , ET MEPRISER ^TOUTES JJ&S VANITJÉS DU MQNDE.
Celui qvd me suit , ne marche point dans (es ténèbres ( Joan. 8 , i :i) , dit notre Seigneur. Ce^ont les paroles de J.-<C. , par lesquelles il nous exhorte à imiter sa vie et sa conduite, si nous voulons être véritablement éclaires et délivrés de tout aveuglement de cœur»
Faisons donc notre principale étude de méditer sur la vie de J.-C.
2. La doctrine du Sauveur est bien plus excellente que celle de tous les saints , et une personne qui en aurait le véritable esprit y trouverait une manne cachée.
MaU ii arrive que la plupart de ceux qui entendent souvent TÉvangile n'en sont pour cela guère plus touchés , parée qu'ils n'ont point cet esprit de J.-^C.
Pour bien comprendre et bien goûter les paroles de J.-C. , il faut s'étudier à former notre vie sur le modèle de la sienne.
3. Que vous sert de parler savamment de la Trinité, si, n'étant pas humble, vous vous rendez désagréable à la Trinité?
Non , ce ne sont point des paroles sublimes qui sanctifient rhomnie, et qui le justifient: c'est la vie vertueuse qui le rend ami de Dieu.
J'aime bien mieux sentir la componc* tion , que de savoir comment on la définit
Quand vous sauriez par cœur toute la Bible et les Sentences de tous les philosophes , que vous servirait tout cela sans l'amour de Dieu et sans la ^x&CQÏFanité des vanités^ tout n'est que ^vanité (Ec. 1,2). Rien de solide que d'aimer Dieu, et de s'attacher à lui seul.
La grande sagesse y c'est de tondre au Ciel par la voie du mépris du monde.
4. C'est donc une vanité que d'amasser des richesses périssables, et d'y mettre son espérance.
C'est une vanité que^ de rechercher les honneurs, et de s'élever aux premières places.
C'est une vanité que de suivre les de-
LIVRÉ !• CHAP. I. zjg
sirs de la chair, et d'aimer ce qui nous doit attirer dans la suite «de rigoureux châtimens.
C'est une yanité que de souhaiter une longue vie, et de se mettre si peu en peine qu'elle soit bonne.
C'est une vanité de ne penser qu'aux choses présentes» et de ne prévoir pas les futures.
C'est une vanité que d'aimer ce qui passe si vite, et de ne point s'empresser â gagner le Ciel , où la joie durera toujours. *
5. Souvenez-vous souvent de cette parole du Sage , que Yœii n* est jamais rassasié de ce quH voit^ ni l'oreille rem^ plie de ce qu'elle entend. (Ec. 1.8.) Travaillez donc à détacher votre cœur de l'amour des choses visibles, pour ne vous occuper que des biens invisibles.
Car ceux qui suivent leur sétosualité, souillent leur conscience , et perdent la grâce de Dieu.
PRATIQUE
lut de tous les Chrétiens, qui ne sont Chrétiens que ^ parla connaissance , par Tamouret par Timitation dé
J.-G. Prétendre plaire au Sauveur par les connaissances sublimes qu'on a de sa Divinité, sans s'attacher à suivre ses exemples , et a vivre comme il a vécu, c'est la plus dangereuse des vanités.
pu LiniTATlUrH UE J.-C»
PRIEBE.
Que me servirait, ô mon Jësus ! d'étudiei* et* de connaître ce qu'il y a de plus grand dans votre personne, et de plus élevé dans vos Mystères, si je ne m'en applicfuais le mérite et le fruit, en entrant dans vos dispositions, et pratiquant vos vertus; puisc|ue; je dois, pour me sauver, savoir et faire ce que vous m'avez enseigné, et ce que vous avez fait; c'esl-ànlire, savoir et pratiquer ma ileligion ? C'est la grâce que je vous demande , ô mon Sauveur ! et que j'espère que vous m'accorderez. Ainsi. soi t-il.