CHAPITRE IX De la privation de toute consolation
1. Celui qui goûte les consolations de Dieu n’a pas de peine à mépriser celles des hommes. Mais c'est une rare et grande vertu que de se passer des consolations divines et humaines, et de soutejnir volontiers, pour la gloire de [Dieu, l'exil où se trouve quelquefois notre cœur, sans se recher- Rcher soi-même en rien, et sans examiner si on le mérite ou non.
Quelle merveille que vous sentiez de la joie et de la dévotion
lorsque la grâce vous visite ! C'est un moment que tout. le monde souhaite,
IL est doux de voyager lorsqu'on est porté par la grâce de Dieu, et il ne faut pas s'étonner que l'on ne trouve rien de pesant lorsqu'on est soutenu par 1e Tout- Puissaut, et qu'on est conduit par le souvera:n guide.
2. Nous sommes bien aises de trouver ‘quelque chose qui nous console, et l'homme a de la peine à s2 dépouiller de lui-même.
Le saint martyr Laurent sur-B monta le :sièele et l'amour qu'il avait pour son évêque, parce qu'il méprisa tout ce qui lui paraissait le plus agréable au monde, et il souffrit paisiblement, pour l'a mour de Jésus-Christ; d'être séparé du souverain pontife saint Sixte, qu'il aimait tendrement.