LIVRE II. CHAP. IX
aller aussitôt au découragement ; mais attendez avec humilité et avec patience la visite d'en haut, parce que Dieu a le pouvoir de | vous redonner ses grâces avec plus d’abondance. Ce. n'est pas une chose nouvelle et inconnue à ceux qui ont quelque expérience dans les voies de Dieu, puisque les plus grands saints et les anciens prophètes ont eux-mêmes éprouvé ces vicissitudes.
5. C'est pour cela que l'un d’eux, sentant la présence de la grâce, s’écriait: J'ai dit dans mon abondance : Je ne serai jamais ébranlé. (Psarm. xxx, 7.) Mais cette grâce s'étant retirée de lui, ce qu'il éprouvait alors en luiméme lui fait ajouter : Vous avez détourné de moi votre visage, et je suis tombédans le trouble. (IBin., 8.)
Cependant il ne perd point
courage, mais il prie Dieu avec 3 plus d'instance, et lui dit: Sei.} gneur, Je pousserai mes cris vers vous ; j'adresserai ma prière à mon Dieu. (In. 9.)
Enfin il recueille le fruit de sa prière, et il le témoigne par ces Ë mots : Le Seigneur m'a écouté et il a eu pitié de moi : et il s’est rendu mon défenseur. (Bin.,11.)
Mais de quelle manière at-il été secouru ? Vous avez, dit-il, changé mes pleurs en Joie, et vous m'avez comblé d'allégresse. (Ben., 12.) Si les plus grands saints ont été traités de la sorte, nous ne devons pas nous décourager, nous autres pauvres etinfirmes, de nous voir tantôt dans la ferveur. et tantôt dans le refroidissement, parce que l'esprit de Dieu vient en nous, ets’enretireselon qu'il lui plait. Ce qui a fait dire à Job : Vous visite: