LIVRE III. CHAP
vous, et rien ne me recueille en vous. Vous êtes au dedans de moi, | et je vous cherche dans un dehors qui me dissipe et qui m'éloigne de vous. O la vie de mon me ! ô le centre de mon cœur !
: à l'objet dominant ét souverain de mon esprit ! quand sera-ce que je verrai ce que je crois, et que je posséderai ce que j'aime ? Faites u’au moment où votre présence rappera mon esprit, tout tombe et tout vous cède dans mon cœur.
Ainsi soit-il. | CHAPITRE U
Que la vérité parle au dedans du cœur sans aucun bruit de paroles. +"
1. Le Finèze, — Parlez, Seigneur; parce que votre: serviteur écoute. (1: REG. 1,9.) . Je suis v0+ tre serviteur ; donnez-moi l'intelli gence, afin que je comprenne vos
commandements. (Ps: cxnr, 195.) Rendez mon cœur docile aux parodes de votre bouche, qu’elles distillent dans mon âme comme: une rosée. (DEUT. XXxIH, 2.) Lesenfants d'Israël disaient autrefois à Moïse : Parlez-nous, parlez-nous, et nous vous écouterons ; mais que ce ne soit pas le Seigneur qui nous parle, de peur que nous ne mourions. (Exon. xx, 19.) Ce n’est point là, Seigneur, ce n’est point là la prière que je fais. ?
Je vous dis plutôt humblement et avec instance, comme le prophète Samuel : Parlez, Seigneur, parce que votre serviteur écoute.
(1. REG. nt, 9.) Que ce ne soit point Moïse ou quelqu'un des prophètes qui me parle, mais plutôt : parlez-moi, vous, Seigneur mon Dieu, qui inspirez et éclairez les prophètes;