LIVRE III. CHAP. VI
toutes sortes de tourments que de consentir àce quetu veux. Tais-toi, ne.me parle plus (Manc, 1v,59.), | je ne t'écouterai pas davantage, quelques peines que:tu:me fasses.
| Le Seigneur est ma lwiière et mon salut ; qui pourrai-je craindre ?
Quand il y aurait dès armées contre moi, Mon cœur -n'aurait point de crainte. ‘Le Seigneur est mon | protecteur et mon rédempteur ; de
qui auraije peur ?. (PsaLM: xxvi, 1,2, et XNIIE, 43.) + à,
7. Combattez comme un vaillant soldat, et s’il arrive que vous tombiez quelquefois par fragilité, reprenez-en plusde couragequ'auparavant, dans la confiance que ma gräce vous assistera plus puissimment; et surtout prenez garde à ne vous point laissér aller à: la Yaine complaisance età l'orgueil.
Plusieurs :par: là tombent dans
l'erreur et dans un aveuglement B
presque incurable. Que la ruine
de ces superbes qui présument
follement d'eux-mêmes serve à
vous précautionner et à vous main-
tenir toujours dans l'humilité.
PRATIQUE
Je conçois que le vrai amour pour Dieu peut consister plutôt à souffrir pour lui les sécheresses, les dégoûts et les tentations les plus fâchenses, sans les suivre, qu'à recevoi: de lui les goûts, les douceurs et les consolations in-k térieures; car, en celles-ci, on reçoit-beaucoup de son Dieu, mais, en celles-là, on lui donne beaucoup. Dans les unes on aime les dons de Dieu, et dans les autres on l'aime lui-même et sa volonté sainte préférablement à tous ses dons; et l'amour qui nous fait ai-