LIVRE III. CHAP, XVIII
mes miracles de blasphèmes, et ma doctrine de censure.
2. Le Finëce. — Seigneur, puisque vous avez été patient durant votre vie, et qu'en cela principalement vous avez accompli les ordres de votre Père, il est juste que, n'étant, comme je suis, qu'un misérable pécheur, je souffre moi-même patiemment pour obéir à votre volonté, et que, tant que vous le voudrez, je porte pour mon salut le fardeau de cette vie corruptible. Car, quoique l’on sente de la pesanteur en supportant la vie présente, cette charge est devenue maintenant très méritoire par votre grâce.
Votre exemple et celui de vos saints, l'ont rendue plus honoj rable et plus aisée à soutenir dans les personnes faibles.
On y trouve aussi plus de con- 23 711
solations qu'on n'en avait autre- {is sous la loi ancienne, où la porte du ciel demeurait fermée, où la route qui conduit au royaume céleste était si difficile à trouver, que très peu de personnes se mettaient en peine de la chercher.
Ceux mêmes qui alors étant justes, devaient être sauvés, ne pouvaient entrer dans le rovau-R me céleste avant votre Passion et} le tribut de votre mort sacrée.
3. Oh ! combien suis-je obligé de vous rendre grâce d’avoir daigné me montrer, et à tous les fidèles. la voie droite et sûre pour arriver à votre royaume éternel !
Car votre vie est notre voie, et par le sentier d'une sainte patience nous allons à vous, qui êtes notre couronne.
Si vous ne nous £,1eZ frayé ce chemin, et que vous ne nous