LIVRE II]. CHAP. XXI
curcissement, et qui, par leur obstacle et leur distraction, par leur. aturait et leur embarras, m'empéchent d'avoir un libre accès vers vous et de jouir des doux embrassements dont vous honorez sans cesse les esprits bienheureux. Laissez-vous toucher de mes soupirs et de tant de maux qui me désolent ici-bas.
4. O Jésus, splendeur de l'éternelle gloire (HEBr. 1, 5.), consolateur de l’âime dans son exil, ma bouche est sans parole devant vous, et mon silence vous parle pour moi. Jusqu'à quand mon Seigneur différera-t-il de venir ?
Qu'il visite son pauvre serviteur, et qu'il l'établisse en joie. Qu'il tende la main à un misérable, et qu'il le tire de toute l’affliction qui le presse.
Venez, mon Dieu, venez, parce
que sans vous on ne saurait avoir un jour ni même une heure de contentement. Car vous êtes ma joie, et rien ne peut me rassasier sans vous.
Je suis réduit dans la misère, je suis comme un prisonnier chargé de chaines, jusqu à ce que, me montrant un visage d'ami, vous me rendiez la joie et la liberté par la lumière de votre présence.
5. Que les autres cherchent, au lieu de vous, tout ce qui leur plaira, rien ne me plait et ne me plaira que vous, & mon Dieu, mon espérance et mon bonheur éternel ! je ne me tairai point tt ne cesserai point de crier, jusqu à ce que votre grâce revienne, et que vous parliez à mon âme.