CHAPITRE XX VII
Que l'amour-propre éloigne extrêmement du souverain bien.
A. Jésus-Carisr. — Mon fils, pour posséder le tout, il faut vous donner tout entier, et qu'il ne reste en vous rien de vous-même.
Sachez que l’amour de vousinéme vous nuit plus qu'aucune chose du monde. Vous êtes plus ou moins attaché aux choses selun l'amour et l'affection qui vous
y portent. Si votreamour estpur, simple et bien réglé, vous ne serez point esclave de ces choses.
Gardez-vous de souhaiter ce qu'il n’est pas permis d'avoir, ni d'avoir ce qui peut vous causer de l'embarras et vous priver de la liberté intérieure. C’est une chose étrange que vous ne vous donniez pas à moi de tout votre cœur, avec tout ce que vous pouvez désirer ou posséder.
2. A quoi bon vous consumer de. chagrins inutiles ! Pourquoi vous fatiguer de soins superflus?
Attachez-vous à mon bon plaisir, et vous ne souffrirez aucun dommage. Si vous cherchez telle ou telle chose, et d’être en tel ou tel lieu pour votre commodité et votre plus grande satisfaction, vous ne serez jamais en repos ni exerapt d'inquiétude, parce qu’en