LIVRE I. CHAP. L
donné, et ce que vous avez fait, Je suis pauvre, et dans les travaux dès ina jeunesse (Psarn.
LXXXVII, 16.), et mon âme s'attriste quelquefois jusqu'à verser des larmes : elle tombe même quelquefois dans le trouble, à la vue du danger où elle est de succomber à ses passions.
2. Je désire la voie de ia paix, je vous demande cette paix de vos enfants, que vous nourrissez de la lumière de vos consolations.
Si vous me donnez cette paix, si vous versez en moi cette joiesainte, l'âme de votre serviteur se répandra en chants d’allégresse et sera fervente à vous louer. Mais si vous vous retirez comme bien souvent vous le faites, elle ne pourra plus courir dans la voie de voscommandements.(Ps.cxvi11,52.) Elle tombera sur les genoux pour
se frapper la poitrine, parce qu'elle ne sera plus aujourd'hui ce qu'elle était hier et avant-hier, lorsque votre lumière luisait sur sa tète (Jos XXIV, 3.), et que sous l'ombre de vos ailes elle était à couvert (Ps. xvi, 8.) des assauts de la tentation.
3. Père juste et toujours louable, l'heure est venue que votre serviteur doit être éprouvé. Père aimable, il est juste que votre serviteur souffre maintenant quelque chose pour l'amour de vous.
Père à jamais adorable, cette heure que vous aviez prévue de toute éternité est venue, où voire serviteur doit suecomber au dehors pour quelque temps, mais pour toujours vivre intérieurement en vous; où il faut qu'il soit un peu méprisé,humilié et abaissé devant les hommes, qu'il soit
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