LIVRE III. CHAP. LV
mencer le bien, pour le continuer et pour l’achever ! car je ne puis rien faire sans elle ; mais je puis tout en vous, si votre grâce me {ortifie. (Pnizipp. 1V, 15.)
O grâce vraiment céleste, sans laquelle il n'y a point de vrais mérites, et sans iaquelle tous les dons de la nature doivent être comptés pour rien ! Sans elle, Ô Seigneur!
les arts, les richesses, la beauté, la force, l'esprit, l'éloquence, ne:
sont d'aucune valeur devant vons, car les dons de la nature sont communs aux bons et aux méchants ; mais le don propre des élus est la grâce ou la charité, de laquelle étant revétus, ils sont jugés dignes de la vie éternelle.
Cette grâce est si relevée, que:
ni le don de prophétie, ni l'opération des miracles, ni la plus haute contemplation, ne sont d'au-
cune considération sans elle, La foi même, l'espérance, ni les autres vertus, ne vous sont point agréables sans la charité et sans la grâce.
0 bienheureuse grâce; qui enrichissez en vertu le pauvre d'esprit, et qui rendez humble de cœur celui qui est riche en plusieurs dons ! venez, descendez en moi, remplissez-moi de vos consolations dès le matin, de peur que mon âme, par un excès de lassitude et d'aridité, ne tombe en défaillance.
Je vous demande, Seigneur, avec instance de trouver grâce devant vos yeux; car votre grâce me suffit (nr Cor. xi1, 9.), quand je n’obtiendrais rien de tout ce que la nature désire.
5. Quelquestentations quim'arrivent, et de quelquestribulations que je sois agité, je ne craindrai
La itr'es ét râce, end'ese de pluz en conpeur s de mbe
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