‹ Imitation de Jésus-Christ [microforme]Chapitre 310 sur 417 · LIVRE II, CHAP. LVII · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAP. LVII

au premier homme dans le paradis? C’est moi qui relève et qui sauve ceux qui gémissent, et je fais monter jusqu'à ma divinité ceux qui connaissent leur faiblesse,

4. Le Finèze. — Seigneur, béniesoit votre parole, parole plus douce à ma bouche que le miel, et le plus pur rayon de miel. (PSaum.

XVII, 11; CXVIN, 405.)

Que ferai-je parmi tant d’afflietions et de peines, si vous ne me fortifiez par vos saintes paroles ?

Que m'importe ce que je souffre, et combien je souffre, pourvu que j'arrive enfin au port du salut!

Donnez-moi cette bonne fin; accordez-moi une heureuse sortie de ce: monde, Souvenez-vous de moi, mon Dieu, et conduisez-moi par le droit chemin dans votre royaume. Ainsi soit-il.

Lorsqu'on s'ennuie de souffrir toujours et de souffrir beaucoup, il faut se souvenir que l'humble soumission aux peines est incomparablement plus agréable à Dieu que la do :ceur de ses consolations; et qu'ainsi la souveraine consolation pour une âme, c’est d'être privée detouteconsolation, et de ne pas laisser de lui être fidèle.

Souvenez-vous,dans vos peines intérieures, que tout n'est pas perdu pour vousvoiraffligé et tenté violemment. Mais résistez à la tentation, soumettez-vous à l'humiliation, et, croyez que, pour être élevé jusqu’à l’union avec Dieu, il faut que vous vous abaissiez aupravant dans la profondeur de vos misères.

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