LIVRE IV. CHAP. I
qu'il est, ne peut rien nous donner davantage qu’en se donnant ainsi à nous ; que, quelque riche et libéral qu'il puisse être, ceseul don qu'il nous fait de son corps, de son sang et de tout lui-même, épuise tous les trésors de sa libéralité; et que,bien qu'il soit la Sagesse incréée et incarnée du Père, il n'a pu trouver un moyen plus efficace pourgagnernoscæurs,que
d'y entrer par la sainte communion, pour nous unir à son Cœur et pour nous transformer en lui.
Que vous rendrai-je, Seigneur, pour tous les biens que j'ai reçus de vous? Mais que dois-je vous rendre pour vous-même, qui vous donnez tout entier à mon âme, pour être en.elle un prineipe de vie vraiment chrétienne, et le ga-
ge de mon salut ? Toutes les fois que j'ai l'honneur de vous recevoir, Ô mon aimable Sauveur, je puisdire que vous êtes tout à moi; et après Vous avoir reçu tant de fois, hélas! je ne puis pas dire encore. que je sois tout à vous.
Venez, mon Jésus, venez prendre possession de ce cœur ingrat et infidèle, qui est peu à vous, beaucoup au monde, et tout à soimême. Vengez-vous, Seigneur, vengez-vous-de lui en l’obligeant de vous aimer, de se haïr, et de se céder à vous dans toutes les occasions qu'ilaura dese reprendre.
Il est à vous, ô mon Dieu ! non seulement comme l'ouvrage de vos. mains et comme le prix de votre sang, mais encore, COMME un héritage qui: vous est acquis, | et dont vous. venez prendre VOusméme: possession. |
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