‹ Imitation de Jésus-Christ [microforme]Chapitre 354 sur 417 · LIVRE IV. CHAP. VII · texte numérisé non relu

LIVRE IV. CHAP. VII

votre vie et de vous perfectionner de plus:en plus. Puis, vous résignant à moi pleinement et par une entière volonté. offrez-vous vons-même en holocauste perpétuel à l’honneur de mon nom sur l'autel de votre cœur, en remettant entre mes mains avec foi votre corps et vatre âme ; afin qu'en cet état vous soyez digne de vous approcher pour offrir à Dieu le sacrifice, et de, recevoir avec fruit le Sacrement de mon corps.

4: Car il n'y a point d'oblation plus digne, ni de satisfaction plus grande pour effacer,les péchés, que le sacrifice pur et.entier. de soi-même à Dieu: en le joignant à l'oblation ; du : corps. de. Jésus- Christ à. la. Messe et dans la commuuion. Si l'homme fait ce, qui est.en lui, et s'il se repent vérita-

blement toutes les fois qu'il s’approchera de moi pour demander pardon et grâce, 7e promets, dit le Seigneur, mot qui ne veux point la mort du pécheur, mais plutôt qu'il se convertisse et qu'il vive, que je ne me souviendrai plus de ses péchés, et qu'ils lui seront tous pardonnés. (EËzecu. xvinr, 22, et XXXHI, 14:) PRATIQUE

La disposition où l'on doit être pour bien communier, est la pureté du cœur, qui le détache de tout péché volontaire ou de toute volonté de pécher. C'est en ce sens que saint Augustin, parlant aux prêtres et aux chrétiens qui communient, dit qu'il faut porter Jinnocence à l'autel. Ainsi, avant la communion, exâminez- avec soin et en détail votre conscience sur vos défauts-ordinaires. Voyez

LIVRE IV. CHAP. VII 667 devant Dieu s'il n’y a point quelque péché considérable dont votre âme soit chargée ; et, si cela est, confessez-vous-en avec une douleur sincère ; car, en ce cas, ce n'est pas assez, dit le concile de Trente, de faire un acte de contrition, mais il faut se confesser avant la communion ; c’est ainsi qu'il explique ces paroles de l'Apôtre : Or que l'homme s’éprou-

ve, pour se disposer à bien recevoir ce pain céleste et pour ne pas communier indignement.

Ou acte de contrition ayant la communion.

Je viens à vous, mon Jésus, comme un malade qui a recours à son médecin de qui il-espère la guérison. Vous avez dit que ceux qui sont frappés de maladie doivent approcher de Celui qui peut

et qui veut les guérir : ! c'est ce qui fait que, vous considérant comme le médecin et le Sauveur de mon âme, je veux vous- recevoir, et vous recevoir souvent, parce que j'ai besoin de vous pour remédier aux maladies de mon cœur. de vous dis donc en m'approchiant de vous ce que vous disait le lépreux de l'Evangile:

Seigneur, si vous voulez, vous pou-

vez me guérir. Ainsi soit-il.

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