LIVRE IV. CHAP. X
en éloignez aujourd'hui pour une chose, demain peut-être il en surviendra une autre plus considérable,etvouspourriezainsiétre privé longtemps de la communion, et vous trouver. dans la suite pa mal ‘disposé,
«Tivez-vous le plus promptement que:vous pourrez de’ la pesanteur et dela langueur où vous êtes; car ik n’en:rer ent rien.de demeurer : longtemps ! dans. la peine, de s'entretenir dans le trouble,et de se priver des divins mystères, pour des obstaclesqui se présentent chaque jour. Au contraire, il est très nuisible de trop différer à communier, parce que ce délai cause d'ordinaire à l'âme un-profond assoupissement.
Chose déplorable! il se trouve des :tièdes et:des lîches qui sont bien aises d'avoir sujet de remet-
tre leur confession, et qui, pour être moins obligés de veiller sur eux-mêmes, souhaitent que leur communion soit difiérée.
5. Hélas ! que ces personnes qui se dispensent si aisément de la sainte communion ont peu de charité! Que leur dévotion est faible ! Que celui-là est heureux et agréable à Dieu, qui vit de telle sorte et qui maintient sa Conscience dans: une telle pureté, qu'ilest prêt à communier tous les jours et qu'il souhaiterait de le faire, s'i lui était permis, et qu'il le pât sans singularité !
S'il arrive que quelqu'un s'en abstienne par humilité ou par quelque empéchement légitime, son respect est louable ; mais si la tiédeur s'en mêle, il doit s'exciter lui-même à faire ce qui est en lui, et le Seigneur seeondera
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