LIVRE IV. CHAP. X PRATIQUE
"'Lés dispositions les plus essentiellés pour une communionbonne et fréquente; sont de commu mer sans: |volonté ‘de pécher ; d'être détérminé après'la confession à se corriger de ses fautes, ét à meéner-une ‘vie: vraiment chrétienne ; d'espérer que la présénce réelle de Jésus-Christ dans no$ âmes !et Feflicace de sa grâce nous ‘conserveront dans! cette double! résolwtion: :-Aïnsi, les pécheurs d'habitude qui né commünient que rarement, par une vraie’ raison! de leur indignité, doivent renoncer à teurs mauvaisés habitudes, et :s'éprouver : auparavant, ‘pour se mettre envétat dé bien: communier . ALL
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Seigneur, il est vrai. que je ne
60 IMITATION DE JÉSUS-CHRIST mérite pas d’être reçu à votre sainte table, comme le sont les enfants à la table de leur Père, parce que je me suis ren&u indigne de cet honneur par mes péchés et par mes infidélités ; mais puisque vous invitez de venir à voustous ceux qui sont travaillés et chargés du poids de leurs misères, leur promettant de les soulager et de les consoler, c'est ce qui. fait que j'aurai plus d'égard à votre miséricorde qu’à mon indignité.
Je vous prie, à mon aimable Sauveur,de me donner les dispositions nécessaires pour COMMmunier souvent, et pour lebien faire. Venez, mon Jésus, venez souvent dans mon cœur, qui ne peut. vivre sans vous, et qui ne veut vivre que pour vous et de vous.
Ainsi soit-il. sise
LIVRE IV. CHAP. XI anti snsiirndées CHAPITRE XI Quele corps de Tésus-Christ et l’Ecriture sainte sont très nécessaires à l'âme fidèle,
1. Le Fibëce. — O très doux Seigneur Jésus, quelle est la consolation d'une âme dévote qui mange avec vous à votre divin banquet, où vous ne lui présentez d'autre chair à manger que vous-même, qui étes son bienaimé, et le plus cher objet de ses désirs !
I] me serait bien doux de faire sortir du fond de mon cœur en votre présence des larmes d'amour, et d'arroser vos pieds de mes pleurs avec la pieuse Madeleine. Mais où cette dévotion se trouve-t-elle ? où est l’effusion abondante de ces saintes larmes ?
Certes, tout mon cœur devrait être enflammé, et pleurer de joie
en votre présence et en celle des saints anges ; car je vous ai véritablement présent dans ce mystere, quoique vous soyez caché sous une espèce étrangère.
2, Aussi mes yeux ne pourraient pas voir dans la clarté divine qui vous est: propre, et le monde entier-ne pourrait pas subsister devant la-gloire éclatante de votre Majesté: En eela donc vous -avez égard à ma faiblesse, quand vous vous cachez dans le Sacrement.
Je possède : véritablement et j'adore Celui que les Anges : adorent dans le ciel; mais: je ne le vois encore que par la foi, au lieu iqu’ils le voient face à face et sans voile: Ê
IL faut que je me eontente de la lumière de Ha vraie foi, et ‘que jy: marche jusqu'à ce que le jour de la elarté éternelle commence à
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