‹ Imitation de Jésus-Christ [microforme]Chapitre 5 sur 417 · LIVRE I. CHAP. II · texte numérisé non relu

LIVRE I. CHAP. II

simer plus qu'un autre,

avil yen atant qui en savent

y; que vous, et qui entendent Aieux la loi de Dieu?

- Si vous voulez que ce que vous

vous soit utile, prenez plaisir à être inconnu et à n'être compté pour rien dans le monde.

4. La leçon la plus subiime et la plus salutaire est de se bien connaître et de se mépriser soimême.

N’avoir aucune bonne opinion de soi, et estimer beaucoup les autres, c'est une grande sagesse et une haute perfection.

Quand vous verriez quelqu'un tomber dans des fautes visibles, ou commettre quelques grands crimes, vous ne devriez pas pour cela vous juger meilleur que lui, parce que vous ne savez pas com-

bien de temps vous perséférerez | | dans le bien. Nous sommel#bus | | fragiles; muis VOUS devez er que personne ne l'est plus que vous.

| PRATIQUE l Les sentiments de l’homme, | | dit l'Ecriture, sont vains et inu- C | tiles, s'ilne s'applique à connaître Dieu et à l'aimer, à s'oublier et | j

| | | à se haïr lui-même. La foi simple | et vive d'un esprit qui croit sans | examiner et sans hésiter tout ce | ue Dieu veut que nous croyions, | et qui porte le cœur à faire tout | ce qu'il veut que nous fassions | pour nous sauvé, est préférable | à toutes les sciences divines et humaines, qui, Sans cette foi vive, “enflent l'esprit et dessè- | chent le cœur, et sont inutiles a! | salut d’un chrétien.

Des Ÿ

LIVRE L. CIAP, II 15 PRIÈRE Guérissez en moï, mon Sauveur, l’avidité que j'ai de tout savoir, et la négligence que j'apporte à faire ce que je dois faire pour mon salut. Puis-je m'appliquer à vous bien connaitre sans vous admireret sans vous aimer?

mais puis-je en meme temps m'appliquer à me bien connaître sans me mépriser et me haïr? ( vie abjecte, vie inconnue, vie cachée avec Jésus-Christ en Dieu.

que vous êtes un excellent moyen de sanciifier et de sauver les chrétiens! mais que vous étes peu en usage dans lechristianisme! Donnez-en, Seigneur, la connaissance et l'estime, l’amour et la pratique à tout le monde. Ainsi soit-il.

| : CHAPITRE III | | De la doctrine de la Vérité.

| L. Heureux celui que la Vérité

| euseigne par elle-mêine, non par des figures et par des paroles qui

| passent, mais en se faisant con-

| naître telle qu'elle est!

Notreopinionet nossentiments

| bien souvent nous trompent et

| ne pénètrent guère avant dans les

| choses.

(| Que servent ces recherches raf-

| finées sur des choses cachées et

obscures, puisque nous ne serons

| pas repris au jour du jugement

de les avoir ignorées?

Notre aveuglement estétrange:

nous négligeons l’utile et le nécessaire, pour nous appliquer à des choses curieuses et nuisibles.

C'est avoir des yeux, et ne point | voir.

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