‹ Imitation de Jésus-Christ [microforme]Chapitre 60 sur 417 · Reconnaissez que vous étes · texte numérisé non relu

Reconnaissez que vous étes

indigne que Dieu vous console, À et qu'au contraire vous méritez À qu'il vousafflige beaucoup. Tout le !

monde devient amer et insuppor- À table à celui qui a une componction parfaite. L'homme dévot !

trouve toujours assez de quoi gé- | mir et de quoi pleurer. En effet, soit qu'il se considère lui-même, ou qu'il fasse attention à son prochain,ilreconnaît que personne ne vit ici-bas sans affliction, et plus il s'examine de près,plusilgémit.

Ce sont des sujets d’une juste douleur et d’une componction intérieure, que nos péchés et nos vices; lesquels nous enveloppent tellement de toutes parts, que nous avons peine à nous élever jusqu'à la contemplation des choses du ciel.

. Si vous pensiez plussouvent

| LIVRE I. CHAP. XXI 117 êtes À à votre mort qu'à ce qui peut proole, À longer votre vie, il n'y à point ritez À de doute que vous n'eussiez plus atle # d’ardeur pour votre amendement.

por- À Si vous faisiez aussi de pronc- f fondes réflexions sur les peines à évot À venir de l'enfer e‘ du purgatoire, gé- Ü je suis bien sûr que vous supporffet, M teriez volontiers l’affliction et le me, * travail, et que vous ne craindriez o- M plus les austérités. Mais, parce ene X que ces objets ne vont pas jusqu'à lus À notre cœur, et que nous aimons nit. Ü encore ce qui nous flatte,nous deiste À meurons toujours très froids et in- Ü très négligents.

nos M 6. C'est souvent par manque ent À d'esprit intérieur que notre miséque À rable corps se plaint si aisément.

ver % Priez donc Dieu avec humilité des { qu’il vous donne l'esprit de com-

ponction, et dites-lui avec le Proent phète: Seigneur, nourrissez-moi du

pain des larmes, abreuvez-moi de X pleurs ‘en abondance. (Psaiu. |

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