LIVRE I. CHAP. XXV « blé d’ennui, et s'étant prosterné
S { dans une église devant un autel
pour yfaire sa prière, roulait cette pensée en son esprit: Hélas! si Jesavais au moins que je dusse persévérer ! Aussitôt il entendit cette réponse dans le fond deson cœur:
Que voudrais-tu faire si tu le savais? Fais maintenant ce que tu # voudrais faire alors, et tu seras | dans une assurance parfaite. Cet homme, se trouvant dans ce moment consolé et fortifié, s’abandonna à la volonté de Dieu, etles agitations de son espritcessèrent.
Il ne voulut plus faire de recherches curieuses pour savoir ce qui devait lui arriver, et il s'appliqua davantage à étudier là volonté de Dieu, et à connaître ce qui lui serait le plus agréable etleplus parfait, pour commencer et accomplir tout le bien qu'il pourrait.
5. Espérez au Seigneur.,et faites * de bonnes œuvres, dit le Prophète: # habitez laterre, et vous serez nourri À de ses biens. (Psaim. xxxvr. &)… |
Üne chose empéche bien des gens de faire du progrès et detra- | vailler avec ardeur à leur amen- ' demert : c’est l'horreur que l'on a des difficultés, ou la peine que À l'on ‘trouve à les combattre. En effet, ceux-là avancent plus que !
les autres dans la piété, qui font | de plus généreux efforts pour vaincre les choses qui leur sont les plus fâcheuses et les plus contraires. Car l'homme profite d’autant plus et mérite une grâce d'autant plus grande,qu’ilse surmonte lui-même davantage et qu'il se mertifie dans l'esprit.
4, Mais tous n’ont pas également des passions à mortifier et à vaincre. Celui néanmoins qui a