‹ Importance du traitement post-opératoire des néphrectomisés pour tuberculose rénaleChapitre 42 sur 42 · PRONOSTIC LOCAL · texte numérisé non relu

PRONOSTIC LOCAL

Il est avant tout conditionné par les lésions anatomo-pathologiques du rein et de la vessie. .

Au niveau de la plaie, la tuberculisation secondaire est rare.

Nous en avons vu deux cas.

La mise à plat et le nitratage amèneront la guérison en quelques mois.

Les fistules traitées par le crayon de nitrate ne dureront pas plus de quelques semaines.

Le rétrécissement uréthral s’entretient bien au prix de dilatations régulières.

La séquelle qu’on ne doit pas négliger est la persistance de la cystite bacillaire.

Elle est entretenue :

— par la persistance des lésions préexistantes ;

— par les lésions uretérales du côté opéré ;

— par le reflux vésico-uretéral ;

— par l’état du système prostato-vésiculo-épididymaire ;

— par l’état du rein restant.

Ces lésions ne guériront que par des soins assidus ; instillations d’huiles médicamenteuses, et surtout de bleu de méthylène.

Nous insisterons particulièrement sur les avantages que présentent les nouvelles préparations du bleu Dunacaïné à 2 %.

Ces solutions non seulement sont indolores, mais anesthésiantes. Elles permettent de prolonger la tolérance vésicale, et, par conséquent, l’action efficace du bleu.

Dans quelques cas, il faudra faire un étincelage de haute fréquence pour cautériser des lésions particulièrement tenaces : ulcérations et bourgeons charnus, parfois œdème, surtout autour du col.

Là encore, les instillations de bleu dunacaïné à 2 % seront le complément indispensable du traite-

ment.

Enfin il sera absolument exceptionnel qu’on soit contraint de mettre la vessie au repos par un traitement chirurgical :

— soit par la cystostomie ;

— soit par l’uretérostomie ;

— soit par la néphrostomie.

Ces interventions ne sont que des pis-aller souvent pitoyables, car elles ne s’imposent que dans les cas où le rein restant est lui-même tuberculeux.

L'expérience nous a montré que, dans ces cas en tous points comparables à la cystite des tuberculeux rénaux bilatéraux, le bleu dunacaïné à 2 % donne une sédation telle que son emploi régulier enlève au malade les seuls symptômes qui pourraient lui faire comprendre la gravité de son affection.

Vu : Vu :

LE DoYEN : LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE :

TIFFENEAU. CHEVASSU.

Vu et permis d'imprimer :

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