LE DIMANCHE PAU HENRI LE SÏDANER
l’eau au fond de la vallée dont le versant lointain de malachite se perd aux roses du ciel lamés d’azur. Enfin, bouquets apprêtés pour la fête dominicale, de part et d’autre, aux deux extrêmes, baisant les robes des femmes qui s’évadent, deux gros buissons fleuris de blancheurs étoilées les unissent à l’herbe comme aux tiges des arbres . Parfois un rai d’orange frise de son piment la fleur, la robe ou le visage.
A présent c’est encor Dimanche
Or, c’cst ie jour de tous ies anges ;
Les cloches tintent et le son clair monte d’en bas. Est-ce la Pâque ou bien l’Avril, la fête des jours ou des heures ? C’est une fête virginale, celle de l’Aube, celle des Lys, filles de France en son jardin.