L ARSENAL
L’arsenal, sous le règne de Philippe- Auguste, étai j dans le château du Louvre, c’est là que l’on fabriquai les munitions de guerre ; c’est là qu’on les enfermai j. jusqu’à l’époque, de l’invention de la poudre. Cette dé couverte créa tout un nouveau système d’artillerie il fallut alors des ateliers pour la fabrication de 1 | . poudre, des fonderies pour la fonte des canons. L’ar senal. fut construit sous François 1er et agrandi sou ..
Henri IV. Le plus grand maître de l’artillerie fu
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Sully, il avait à l’Arsenal le siège de sa charge. L’hôj r tel à cette époque était un véritable palais, Sully tenait une véritable cour. Henri IV qui résidait hrj : bituellement au Louvre, venait sans cesse à cheval o , en carrosse visiter Sully à l’Arsenal et passer de loi gués heures avec lui, pour s’entretenir des affaires d l’Etat. Ces entretiens étaient par fois interrompus pâ des incidents piquants : J’ai la fièvre aujourd’hui j Sully. Oui, sire, répliquait le grand maître de l’ai tillerie, je viens de la voir passer en robe verh On sait qu’en se rendant à l’Arsenal, Henri IV. fil
frappé par Ravaillac dans la rue de la Ferronnerie.
On lisait sur la grande porte de rétablissement ces vers célèbres :
Hic Henrico Vulcanio ministrat,
Telos giganteos de bellatura furores.
Santeuil disait de ces vers : « Dussé-je être pendu, je voudrais en être l’auteur. »
Les successeurs de Sully furent les plus grands seigneurs de la Cour ; la charge de gfand maître de F artillerie fut supprimée sous Louis XV et confondue avec les attributions du ministre de la guerre.
En 1792, l’Arsenal devint une bibliothèque publique.
| L’abbé Grégoire, qui avait puissamment contribué à sauver celles des couvents supprimés, fut l’un des premiers fondateurs de cette bibliothèque. Elle est magnifique, son importance lui assigne le second rang parmi les bibliothèques de France. Sous la Restauration, Charles Nodier en fut nommé le bibliothécaire; il était un des chefs les plus aimés de la jeune ; Ecole romantique. Son salon de l’Arsenal fut le ber- Iceau de cette Ecole qui y était représentée par d’illustres poètes : Sainte-Beuve, Emile Descbamps, Alfred de Musset, Alexandre Dumas, Théophile Gautier.