MESSE À SAINT-VIT
Dimanche, 17 janvier.— Pour la première fois depuis mon départ de Québec, j'ai pris un repas dans un presbytère.
J'avais été invité à dire la messe à Saint- Vit. Cette église paroïssiale de l’un des quartiers importants de Rome est bien petite et bien pauvre. Je célebrai à lautel de Saint-Vit. La table est tellement étroite qu’on peut à peine y placer le porte-missel ; le marchepied n’a qu’un seul degré, L’apparence générale de l'église me faisait l’éffet d’une chapelle de mission. Seulement le sacristain use plus que nos bedeaux des privilèges que l Eglise peut conférer à ses confrères laïques. C’est lui, en effet, qui prépara le
calice et alla le porter sur l'autel, où il vint le chercher après les dernières ablutions.
Ubi missa, ibi mensa, dit le proverbe, Après mon action de grâces, Monsieur le curé nr'offrit de prendre le café. C’est bien le mot. Ici, comme en France, on ne songe guère à couvrir la table de mets pour le repas du matin. Une tasse de café ou de chocolat avec un morceau de pain ou de gâteau en font tous les frais.