‹ Impressions sur la peintureChapitre 20 sur 37 · CLX IV · texte numérisé non relu

CLX IV

Les maîtres du XVIIIe siècle sont

surtout intéressants parce qu’ils se sont sérieusement inspirés des mœurs de leur époque et les ont interprétées avec esprit.

Au Salon, le public se préoccupe presque exclusivement du sujet ; le véritable art du peintre devient accessoire.

Le peintre est, dans le domaine de l’art, le plus choyé et le plus rétribué, et c’est celui qui se plaint le plus.

Un peintre a tort d’abandonner le pays où il est né et où il a passé sa jeunesse.

CLXVI II

Il faudrait avoir le courage de ne se

préoccuper ni des succès du Salon, ni de l’opinion de la presse, ni de l’éventualité des récompenses, et ne s’inquiéter que de se contenter soi-même.

Il n’y a pas de coloration sans reflets.

Il y a des maîtres qui ont droit à notre admiration, mais qui ne sont plus de notre temps.

Que de grands talents ne pourraient plus faire à notre époque ce qu’ils ont fait à la leur!

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