‹ Impressions sur la peintureChapitre 37 sur 37 · CCXCVIII · texte numérisé non relu

CCXCVIII

Il y a des peintres qui ont été utiles aux autres et qui le sont bien peu à eux-mêmes.

La plupart des sujets de tableaux sont plutôt du domaine des journaux illustrés que du domaine de la peinture.

CGC

Le trompe-l’œil est un mensonge pictural.

CGCI

Il faut quelquefois mettre son tableau dans la pénombre, afin de bien juger s’il conserve son harmonie.

CGCII

Ce qu’on appelait un repoussoir était une erreur chez certains maîtres anciens.

Chaque pays doit avoir son caractère pictural ; chaque pays a sa danse : l’Allemagne a la valse, l’Espagne le boléro, l’Angleterre la gigue, etc.

Dans une exposition bovine, soyez certain que le public s’arrêtera de préférence devant le bœuf à cinq pattes.

GCGV

Si les maîtres anciens de n’importe quelle école pouvaient revenir sur terre, soyez assuré qu’ils n’hésiteraient pas à faire disparaître pas mal de leurs

œuvres.

CCGY1

La religion de l’art abandonne le plus souvent le peintre par trop adulé, par trop choyé, par trop heureux.

GCGV II

Faire vivre, voilà la grande difficulté de la peinture et son but.

Si la ligne perpendiculaire CA con duit à la vérité, la ligne oblique CE, partant du même point, mais en déviant, s’éloigne d’autant plus de la vérité qu’elle se prolonge davantage.

Le public ne regarde guère le peintre qui a atteint le point B de la ligne perpendiculaire qui conduit au vrai et au beau, et s’exagère la valeur de celui qui a atteint la lettre D sur la ligne oblique; pour lui il est monté plus haut; le public ne s’aperçoit pas qu’il s’éloigne d’autant plus du vrai et du beau qu’il C est plus monté dans la ligne du faux.

èD

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