VII. — /ncontinences réflexes
Ce sont des incontinences se produisant sous l'influence de réflexes exagérant l'activité médullaire. Les oxyures du vagin et du rectum, les polypes du rectum peuvent également transmettre à la moelle par l'intermédiaire du nerf hémorroïdal des impressions qui vont exciter le centre vésico-spinal.
Les réflexes peuvent naître dans une sphère bien plus éloignée. Il est à la rigueur possible que ce soit par ce mécanisme réflexe que se produisent les incontinences des adénoïdiens, bien que le rôle de l'asphyxie par insuffisance de l'hémalose soit plus probable, de même pour les troubles d'origine dentaire où l'explication est difficile à donner.
Mayor, Z1EM, FiscHER ont insisté sur l'influence des
végélations adénoïdes du naso-pharynx. Fischer sur 716 adénoïdiens en trouve 106, soit 15 p- 100 qui présentent de l'incontinence. Sur ceux-ci, 71 ont été suivis après l'ablation des végétations: l’incontinence a disparu après opération chez 43; elle s'est améliorée chez 23 et a persisté chez 5. Parmi les 716 malades, 400 malades de clientèle fournissent 31 incontinents soit 15 p. 100; 316 malades d'hôpital présenteraient 75 cas d'incontinence, soit 24 p. 100. Fiscner conclut de cette statistique que l'infériorité sociale, cause de misère physiologique est un facteur étiologique important dans la détermination de l'incontinence. Les
> insuccès opératoires ont eu trait à 3 idiots et à
2? rhinites atrophiques déterminant une obstruction
nasale permanente. Chez 4 enfants, l'incontinence récidiva avec les végétations pour disparaître définilivement par une 2° ablation.
Quel serait le mécanisme de l'incontinence liée aux végétations? C'est, pour les uns, l’obstruction nasale qui interviendrait. Les végétalions adénoïdes de même que la rhinite atrophique, les polypes des fosses nasales gênent l'hématose, d’où congestion asphyxique du centre vésical médullaire.
D'autre part, il est certains auteurs qui nient une existence aussi fréquente des deux affections. Mouaix, notamment sur 400 cas d’adénoïdes a trouvé seulement 31 inconlinents, soit 8 p. 100.
Citons encore les constatations de LanG qui, sur 50 adénoïdiens trouve 8 incontinents; tous sont opérés,
7 restent incontinents.
Lorsque l'opération agit favorablement sur l'incontinence, on devrait en attribuer l'heureux effet, soit à la suggestion, soit au trauma provoqué. Une telle intervention n’est pas, en effet, sans bouleverser les conditions physiologiques et psychologiques du patient, en particulier son sommeil. Ce qui le prouve, c’est que nombre de cas d’incontinence disparaissent après les opérations les plus diverses, ou à la suite de traumatismes psychiques.
En réalité, ces végétations sont fréquentes chez les névropathes; elles ne sont pas plus fréquentes chez les incontinents que chez les autres dégénérés.
Mme Gourvircn ScHMERLiNG à décrit une forme clinique d’incontinence d'urine qui s'accompagne de troubles gastro-hépatiques. L'estomac est dilaté, douloureux à l’examen, le foie gros, ou au contraire petit; on note un teint terreux, de l’urobilinurie, des alternatives de diarrhée et de constipation, de l'anorexie et des vomissements, du ballonnement abdominal. L’incontinence, dans ces cas, aurait un point de départ digestif. CourTADE en donne, également, un certain nombre d'observations.
We a fait connaitre l’incontinence liée aux déformations de la voûte plantaire, pied plat, pied creux. DeBove et RémonD avaient déjà montré les troubles urinaires qui peuvent se développer au cours des sciatiques; la polyurie a, notamment, été observée. Dans les cas de pied plat ou de pied creux, le sciatique transmet, de même, à la moelle les impressions douloureuses, nées au niveau de la voûte plantaire. Les