‹ Incontinence D'Urine Et Constante D'AmbardChapitre 5 sur 32 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

La question des incontinences d'urine et de leur origine est toujours à l'ordre du jour.

La guerre a, de nouveau, appelé fréquemment et d'une manière angoissante pour les médecins, l'attenlion sur les incontinences dites essentielles. Jusqu'à quel point, les jeunes soldats incontinents, chez lesquels on ne découvrait aucune cause originelle, pouvaient-ils être considérés comme des simulateurs? Une erreur d'appréciation pouvait entraîner des conséquences disciplinaires de la plus haute gravité. Peut-on remédier à notre ignorance sur ce chapitre particulier de la pathologie urinaire? — Peut-on, en un mot, démembrer à nouveau le chapitre des incontinences essenlielles d'urine et y mettre un peu plus de clarté en même temps qu'un peu plus de sécurité pour les conseils de réforme-et, aussi, pour les Conseils de guerre?

Notre Maitre, M. le Professeur agrégé Chevassu, qui a eu l'occasion de s'occuper de cette queslion, a bien voulu nous indiquer le résultat de ses recherches et ce qui pouvait êlre considéré comme acquis, grâce à l'exploration de la fonction rénale par la constante d'Ambard. Nous ne saurions donc trop le

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remercier d'avoir bien voulu inspirer et diriger notre modeste travail. Nous n'avons pas la prétention de faire une revue générale de la question. La bibliographie énorme que nous avons découverte nous conduirait à une élude volumineuse ; le temps et les moyens matériels d'impression nous sont limités.

Nous insisterons cependant sur la pathogénie qui, selon nous, dans la préparation d'un diagnostic bien étudié, permettrait presque toujours de trouver une cause définie à l’Incontinence nocturne d'urine.

Selon le mot de M. Bazy au Congrès de l'Association Française d'Urologie de 1908, l'incontinence essentielle d'urine n'a d’essentielle que notre Ign0rance. Nous nous estimerions très heureux, pour notre part, si, suivant les données de notre maître, M. le Professeur agrégé Chevassu, nous pouvions arriver réduire le nombre des cas de cette affection

à « essentelle ». Cela pourrait, peut-être, rendre quelques services à nos médecins militaires.

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