CHAPITRE I. — ARCHÉOLOGIE, HISTOIRE, erc
Dans la commune de la Pommeraye, vers sud-ouest,:l existe un chêne antique, connu dans le pays sous le nom de Chêne-Rognon.
Cet arbre séculaire, et qui fut consacré par les druides au culte des arbres — dit la tradition; culte qui existait encore au 1x° siècle — peut avoir dix mètres de circonférence. Cette grosseur extraordinaire, et l’état de vétusté dans lequel se trouve cet arbre, qui porte en lui l’empreinte des siècles écoulés, ne présentant plus que le tronc et quelques branches inférieures, ont fait évaluer son âge à deux mille ans environ.
Quoi qu’il en soit, ce vénérable vieillard de la végétation, et peutêtre le seul aussi âgé des arbres de cette espèce qui existént maintenant en France, méritant à tous égards d’être préservé de la hache inconsidérée du bücheron, qui dans un tel arbre ne voit que du bois à feu, doit engager à preudre telle mesure que l’on croirait nécessaire pour sa conservation.
Cet arbre, en outre, ayant recouvert de son ombre tulélaire le lieu où chaque année se payaient les rentes en grain dues au seigneur de la Pommeraye, mérite, comme chêne historique encore, d’être préservé de toute atteinte. — Voy. Stat. nat. de M.-et-L., par M. Desvaux, 1834. Nous devons dire aussi que dans le bois de la Forêt, situé à l’ouest du bourg de la Pommeraye, et dans lequel on rencontre le Quercus ileæ, L., il existe des ruines qu’il sera bon de visiter.
Enfin, mais comme fondations modernes, nous devons indiquer ici 1° l'institution des sœurs de Marie-Joseph, fondée en 1814 par M": Jeanne Moreau, mainterant à la tête de trente-six établissements de bienfaisance, divisés en écolés primaires, salles d'asile, dispen-. saires et ouvroirs ; 2° la congrégation enseignante de la Providence, dont la maison-mère est également à la Pommeraye.