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CHAPITRE I. — PRODUCTIONS NATURELLES

8 Plus EME géologique.

Toute l'étendue de cette commune appartient au terrain crétacé,

** Plantes.

La commune de Saint-Macaire, et particulièrement la forèt de Brignon qui la borde à l’ouest et au sud-ouest, par la nature du sol qui lui est propre ainsi que sa position géographique au sud du département de Maine-et-Loire, pouvait, avec toute probabilité, donner l'espoir d’y rencontrer des plantes intéressantes et propres à captiver l'attention du botaniste. |

Cependant cette localité toute méridionale qu’elle paraisse, par rapport à ce département, n’a pas répondu à notre attente et nous devons avouer la déception que nous éprouvâmes, M. L. Le Gris et moi, lorsqu’en 1852 nous la traversämes ensemble dans plusieurs directions sans y avoir remarqué n1 plantes n1 animaux propres à fixer notre attention. D’où pouvait venir ce mécompte? était-il le fait d’une erreur dans notre prévision, ou bien provenait-il de tout autre cause? En pareille. circonstance l’incertitude cesse bientôt si l’on fait attention à la manière d’être de cette forêt, qui partout présente un terrain plat, uniforme, et couvert dans toute son étendue, même dans les clairières, d’épaisses bruyères appartenant à l’Erica cinerea ainsi qu'au Calluna erica, qui lun et l’autre, par la vigoureuse végétation à laquelle elles parviennent (un mètre environ), ne laissent par cela même aucun passage à la lumière et à l’air ambiant si nécessaire à la vie des plantes; nous reconnûmes donc bientôt que cette disposition seule devait être la cause du fait que

nous signalons 1c1. Dans cet état de choses, les bruyères absorbant

toute la végétation qu’elles partagent néanmoins avec les arbres de cette forêt, dont le chêne fait l’essence particulière, 1l n’y a par conséquent que quelques plantes exceptionnelles à la règle commune à pouvoir se faire jour à travers leurs rameaux touffus et compactes, telles que par exemple l’Orchis bifoha, qui dans cette forêt, acquiert une élévation démesurée (de 50 à 60 centimètres), qu’elle doit sans doute à une végétation prompte et vigoureuse qui lui est nécessaire pour arriver à placer sa tête en temps opportun au-dessus des bruyères qui l'entourent de tous côtés.

MÉRON

Cette commune est située au nord-est de Montreuil-Bellay, entre …le Thouet et la Dive. Plusieurs routes d'intérêts divers la traversent en différents sens.

…. Superficie : 2,200 hectares, dont 196 hectares 26 ares en vignes et 118 hectares 95 ares en bois.

Population : en 1856, 607 habitants; en 1861, 634 habitants.

Distances : d’Antoigné, 6 kil. 1/4 ; de Montreuil-Bellay, 4 kil. ; — de Saumur, 45 kil. ; d'Angers, 63 kil. |

Obs. Depuis l'achèvement de la route départementale des Pontsde-Cé à Loudun, sur la traversée de Montreuil-Bellay à la Dive, et la construction du pont de la Motte-de-Bourbon, qui remonte à Pannée 1852, les abords de ce pont sur les deux rives se sont en un put nornbre d’années couverts de maisons, et en tel nombre que eur ensemble maintenant forme un gros village qui appartient à la fois à deux départements : Maine-et-Loire et la Vienne.

Ce pont de trois arches, construit en pierres de taille dites de … Montreuil et placé sur le canal de la Dive, fait partie du départe- . ment de la Vienne.

Sur la rive droite de cette petite rivière et en amont du pont, Von remarque : 1° Une grande et belle minoterie, que dirigent les « propriétaires MM. Mondion et Desage ; 2° une usine propre à réduire | ka tourbe en poudre, appartenant à M. Rocher jeune. Ces deux établissements ont pour moteur une chute d’eau que leur procure V’écluse placée sur cette rivière ; enfin sur la même rive et en amont du pont précité, l’on remarque aussi une boulangerie établie sur une grande échelle, ce qui ajoute encore à l’importance de ce nouveau village.

Avant la construction de ce pont, ce lieu complétement désert, ne

présentait d’autre intérêt que celui qui se rattachait à la Motte-de- Bourbon, monument historique dont il ne reste plus qu’un sonvenir, les matériaux dont il était composé ayant été employés comme rem-

blais des abords du pont en question dont la construction remonte à l’année 1852 (1), comme nous venons déjà de le faire remarquer.

Bien que la Motte-de-Bourbon n'existe plus, comme souvenir historique, nous allons rappeler ie1 les faits qui se rattachaiïent à ce monument, celtique dans son origine selon les uns, ou bien motte de défense selon les autres.

Cette motte ou tombelle était située au delà de la plaine de Montreuil-Bellay, au bord de la Dive, sur la ligne que parcourt la route départementale des Ponts-de-Cé à Loudun.

Sa hauteur était de 15 à 16 mètres, et son diamètre à la base de 59 mètres et à son sommet de 8 mètres.

Au xvr' siècle, le duc de Bourbon-Montpensier y fit construire une redoute ou retranchement en terre pour défendre le passage de la Dive.

La Motte-de-Bourbon, d’après ce que nous venons de voir, rappelle donc une tombelle gauloise selon les uns, ou bien une mofte de défense selon les autres. | |

Enfin dans la commune de Méron il existe une autre tombelle, située entre Montreuil-Bellay et le pont de la Motte-de-Bourbon et qui est connue sous les noms de Butte à Caloux, de Butte-de-Méron.

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