CHAPITRE IL — ARCHÉOLOGIE, HISTOIRE
Dolmen ou pierre couverte du moulin de la Vacherie. — Ce petit monument celtique est situé dans une prairie marécageuse, non loin du ruisseau qui fait tourner le moulin de la Vacherie.
- Sous le nom de Pierre Fiche de Chacé, Von remarque un peulvan “placé dans la prairie dite de Chacé, située sur la rive gauche du. Mhouet, mais dépendant de la commune de Distré, ou de celle . d’Artannes. Voy. Chacé : EE . Ce monolithe, de 4,50 de hauteur, sur 2" de largeur, peut avoir . 1” d'épaisseur. | …. Tumulus-galgal de Pocé. — Dans le bois de la Chenaie, situé non loin du village de Pocé, l’on rencontre un espace dont le sol,
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dit M. Godet (1) « forme un monticule conique, dont la partie su= » périeure a évidemment été travaillée par la main des hommes. A » quelques mètres, en effet, du sommet, et comme pour le dé= » fendre, des pierres brutes sont placées circulairement de distance » en distance. A partir de cette ligne, le mamelon est plus pro=
» noncé et la pointe est formée par un amas considérable d'énormes.
» pierres de grès — dont quelques-unes de plusieur$ mètres—tantôt » plus ou moins inelinées, tantôt horizontales, superposées, sans » ciment, sans liaison , sans ordre, sur d’autres plus énormes en- » core. |
» Tout près du sommet et au midi, l’on trouve les débris d’un » petit dolmen. La pierre du fond et deux pierres latérales sont » encore debout et s’élèvent peut-être d’un mètre au-dessus du sol; » les autres pierres sont renversées à côté, à moitié enfoncées dans ».la terre. » |
En définitive, l’ensemble de ce monument, unique dans ce genre pour le département de Maine-et-Loire — mais qui disparaîtra
bientôt par l’emploi des matériaux qui le composent — est done un“
composé de trois espèces de monuments celtiques, savoir : un tumulus, un dolmen et plusieurs enceintes de pierres échelonnées autour de ce dernier (2).
Nous citerons encore les haches celtiques en bronze qui, renfermées au nombre de 28 dans un vase de terre, furent découvertes,
dit Bodin, par un laboureur de la commune de Distré en défrichant |
un champ.
Parmi ces instruments, qui diffèrent entre eux par leur taille, trois seulement sont munis d’un anneau. Tous ont été donnés au musée archéologique d'Angers par M. de Beauregard, ancien président de chambre, qui, dans cette circonstance comme dans toute au— tre, sachant apprécier les choses à leur juste valeur, assignait à cellesci la place que naturellement elles devaient occuper.
Si chacun, par un sentiment semblable d'appréciation , imitait ce noble exemple, en se défaisant de ses collections particulières en
faveur du musée archéologique d'Angers, comme chef-lieu de ce“
département et point central en même temps des richesses! de ce genre, chacun aussi pourrait se glorifier d’avoir fourni des matériaux utiles et même indispensables au travail historique que la
(1) Nouvelle édition des œuvres de Bodin.
(2) M. H. de Nerbonne, qui le premier a fait connaître ce monument en le désignant par ces noms : Dolmen et Pierres debout, indique quatre rangs de pierres différemment espacés eutre eux, circonserivant ce dolmen ; M. H. de Nerbonne:a
reconnu qu’il avait 12 mètres de longueur sur 3 mêtres 50 centimètres de lar=”
geur; mais les pierres qui le composent étant employées par la voirie finiront par disparaitre complétement,
Commission archéologique de Maine-et-Loire se propose de publier. ki Quel intérêt d’ailleurs peuvent présenter ces collections incom- ‘tr et ainsi dispersées? tandis que réunies dans un seul et même local destiné à concentrer de la sorte des matériaux épars, elles contribueraient à résumer l’histoire tout entière d'une grande contrée (1).
* Enfin, nous terminerons ce chapitre en rappelant ce singulier sage ou droit seigneurial, dont jouissait autrelois le propriétaire du manoir ou petit château de Pocé, et qui consistait à exiger des chaudronniers qui passaient sur ses terres de venir au château ofrir leurs services pour prix desquels ils recevaient un peu de pain et de vin. |
Les verriers se trouvaient dans une catégorie semblable.