CHAPITRE IL. — ARCHÉOLOGIE, HISTOIRE
Un monument très-curieux, espèce de carneioux, que l’on doit regarder comme celtique, tant pour sa construclion que par rapport aux objets qu'il recélait, fut découvert au Bois-Brard en 1837, par des casseurs de pierre ou faiseurs de macadam. Ce monument, espèce de caveau enterré jusqu’à l’affleurement du sol, de forme el- M lipsoïdale, ‘et d'environ huit mètres de longueur, était formé de dix: M neuf pierres étroites, en grès, placées verticalement et que recouvrait une seule pierre de même nature. &
On a rencontré dans son enceinte une grande quantité d’ossements humains ainsi que des pointes de flèches et un casse-tête en « silex, des couteaux de même nature, et deux poignards, formés M chacun d’une dent de sanglier emmanchée d’un tronçon d’os. |
Le musée de Saumur possède ces derniers objets, que nousavons « figurés à la pl. 72 de cet ouvrage, ainsi que le monument et le plan. par terre qui s’y rattache. ‘
Voy. en outre un mémoire de M. de Beauregard sur ce mont= ment, publié dans les Mémorres de la Société d'agriculture, sciences « et arts d'Angers, t. TI, p. 349, ainsi queles observations de M. Godard-Faultrier, consignées dans le Répertoire archéologique de l’Anjou, année 1860, p. 88. Ge. COR
Dans le bois du Feu, l’on rencontre un petit dolmen, composé de trois pierres de grès, placées verticalement, et d’une quatrième servant de toit. “it
Enfin, un dolmen d’environ six mètres de longueur sur trois de largeur, composé de six pierres de grès placées verticalement, et”
$ de deux autres servant de toit à ce monument qui est divisé en deux parties, se fait remarquer près de la tour de Menive. — Voy. Rép. … arch., année 1860. | …… Au x° siècle, Pincendie de l’abbaye du château de Saumur, dont : nous avons déjà parlé, obligea les moines qui l’habitaient de chercher un autre asile. Foulques-Nerra, voyant la position fâcheuse dans laquelle ils se trouvaient, leur donna un emplacement à Saint- Hilaire-des-Grottes. Avec l’aide de la princesse Hildegarde, son “épouse, et celle d’un seigneur de Montreuil-Bellay, un nouveau “couvent fut élevé et prit le nom de Saint-Florent-le-Jeune. C’est dans cette nouvelle maison conventuelle que l’abbé Suger termina . ses études.
Sous le premier Empire, la France fut divisée par sénatoreries, et les départements de Maine-et-Loire, de la Sarthe et de la Mayenne, formant aujourd’hui le ressort de la cour impériale d'Angers, —lurentreprésentés par un sénateur, auquel fut affectée, comme habitation sénatoriale, l’ancienne abbaye de Saint-Florent, de l’ordre
de Saint-Benoist.
Cet édifice, dont l’église, l’une des plus grandes et des plus belles [de lAnjou, fut démolie en 1806, est maintenant devenu l'asile de la communauté du Bon-Pasteur de Sainf-Florent, dont la maison I chef-d’ordre est au Bon-Pasteur d’Angers.+