‹ Indicateur de Maine et Loire (volume 2)Chapitre 486 sur 647 · SOURCES FERRUGINEUSES · texte numérisé non relu

SOURCES FERRUGINEUSES

Sur la route de Sceaux dont il vient d’être question, à l’angle sud-est d’un pré dépendant de la terre de Moriou, l’on remarque une source ferrugineuse, dont les eaux, plus ou moins abondantes au printemps, sont très-chargées de carbonate de fer.

Dans un pré situé sur les dépendances de la terre de Launay, non loin du château moderne qui en fait partie, l’on remarque une source ferrugineuse, dont les eaux sont imprégnées d’un goût particulier que lui donne le terrain tourbeux d’où elle surgit. Non loin de là, et toujours sur la terre de Lauuay, à quelque distance de l'étang, se trouve une pièce d’eau qui contient en dissolution du sulfate de fer dû à la décomposition des pyrites. *

2° Le terrain tertiaire marin ou terrain falunien supérieur, sous forme de mollasse coquillière, de falun et de calcaire marneux (miocène supérieur), recèle sur certains points une grande quantité de fossiles. Cette formation s’étend — bien qu’interrompue quelquefois par des argiles où des schistes — du village de la Boirie à la Pressellière, Launay, la Fosse, la Pinsardière et la Filotière. Mais

c’est à la Boirie et aux environs de ce village, ainsi qu’à la Pressellière et à la Fosse, que les fossiles se montrent en plus grande abondance et souvent d’une conservation parfaite.

La puissance de ces dépôts, dont la plus considérable est à la Filotière, varie mais dépasse rarement quatre mètres.

Les galets ou cailloux roulés, plus ou moins mélangés de sable ou de terre légère, occupent, comme nous l’avons déjà vu, une grande portion du sol de cette commune, et atteignent quelquefois plusieurs mètres de profondeur.

Ces galets qui sont employés avec: beaucoup d'avantage pour le macadam des routes, sont quelquefois réunis ou agglutinés par un ciment ferrugineux (peroxyde de fer) qui en forme alors une espèce de poudingue grossier, connu dans le pays sous le nom de greson. On rencontre de ces poudingues sur certains points des landes (landes cultivées) de cette commune, ainsi que sur celles de Thorigné, Querré et Champteucé, qui la touchent, où 1ls forment un soussol, un banc impénétrable de trente à quarante centimètres de puissance, recouvert par cinquante à soixante centimètres de terre vé-. gétale.

Ces poudingues sont exploités comme pierre à bâtir et employés pour des constructions rustiques sur les lieux mêmes ou les environs.

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