CHAPITRE PREMIER. — APERÇU GÉOGRAPHIQUE
La commune de Thorigné est bornée au nord par celle de Champteucé, au sud par la commune de Grez-Neuville, à l’est par celle de Sceaux et à l’ouest par la rivière de la Mayenne.
(1) Depuis l'impression du chapitre relatif à la commune de Feneu, nous nous sommes aperçu que nous avions oublié de parler du château de Monriou qui dépend de cette commune; mais comme ce château touche de très près le bourg de Sceaux, nous croyons pouvoir placer ici l’article qui le concerne.
Elle est traversée de l’est à l’ouest par quatre ruisseaux principaux, tous affluents de la Mayenne ; et le bourg, placé au centre du territoire de cette commune, est divisé en deux parties égales, par la route départementale de Segré à Baugé, qui reçoit vers est le chemin de grande vicinalité de Thorigné à Cheffes.
Cette commune par la nature du sol dont elle est formée — fournissant dans sa plus grande étendue un composé de sable et de cailloux roulés, et sur quelques points des lambeaux du calcaire tertaire marin — présente, sous ce rapport, la plus grande analogie avec celle de Sceaux qui la touche. Comme elle encore elle montre auprès du bourg seulement des terres d’excellente qualité que lui donne la nature du sol plus ou moins argileux, dont elles sont formées ; aussi l’aspect que présente l’une et l’autre commune étant pour ainsi dre 1dentiquement le même, et les produits agricoles en général se ressentant de cette ressemblance, il en résulte que cet état de choses doit faire placer naturellement les terres de ces deux com-munes au dernier rang des terres arables du canton de Châteauneuf.
C'est à Thorigné, lorsque nous étions maire de cette commune,
… que nous fimes l’essai, qui nous a parfaitement réussi, de drainer
les chemins vicinaux sans employer des tuyaux de drainage qui
s’obstruent facilement, mais en les remplaçant par des pierres irré-
LA
gulières de moyenne grosseur.
C’est sur le chemin vicinal de Thorigné à Feneu, au lieu connu dans le payssous le nom de la Terre-Franche, situé au sud du bourg, que nous fimes ce premier essai : ce chemin, dans cet endroit, avant cette opération, était devenu impraticable pendant la majeure partie de l’année, et maintenant il ne montre aucune trace des sources surgissantes de la terre forte et argileuse qui en faisaient autant de puits artésiens. — Voy., au reste : Elat actuel de l'agri-
culture dans le département de Maine-et-Loire, p. 25, où nous rap-
Ron les moyens que nous avons employés dans ce genre de travail.
Superficie : 1,645 hectares, dont 7 hectares 32 ares en vignes, et 27 hectares 27 ares en bois.
Population : en 1851, 696 habitants ; en 1856, 662 habitants.
Bureau de poste : le Lion-d’Angers.
Distances : de Montreuil-sur-Maine, 3 kil.; de Champteucé, 3 kil. ; de Grez-Neuville, 4 kil. ; de Champigné, 7 kil. 1/2; de Chàteauneuf, 14 kil. 1/2; du Lion-d’Angers, 3 kil. ; de Segré, 18 kil.; d'Angers, 26 kil. |