CHAPITRE II — PRODUCTIONS NATURELLES
* Composition géologique.
40 Terrain silurien inférieur : Schistes divers, minerai de fer, etc. — 2° Terrain tertiaire marin ou terrain falunien supérieur : Mollasse coquillière, falun, etc. (Miocène supérieur.)
1° Dans son ensemble, cette commune appartient au terrrain silurien inférieur, Cette formation présente diverses variétés de schistes
parmi lesquels le schiste tégulaire est devenu, à la carrière de Miseen-Grain, le sujet d’une exploitation d’ardoises.
Sur la route départementale qui conduit de Segré à Pouancé, etc., non loin d’une lande, ce terrain montre des fragments épars d’un minerai de fer semblable à celui que fournit le gisement du Vaud'Oudon (1); et non loin de cette lande, à l’extrémité du plateau qui la couronne, M. Lechatellier a reconnu un dépôt de fer oliguste massif, d'un rouge bleuâtre, à poussière rouge, à structure grenue et cristalline.
2° Le calcaire qui appartient au ferrain tertiaire marin, se montre dans la partie basse de cette commune à Fosse, où 1l occupe toute l'étendue de la métairie de ce nom (plus de trente hectares). Ce calcaire dont la puissance paraît être considérable (2), se présente sous forme de mollasse coquillière et de falun.
Si l’on en juge par les fossiles qu'il renferme, ce dépôt a dù être longtemps battu par les eaux avant d’avoir été rendu à son état de stabilité. En effet, ces fossiles et leurs débris qui pour la plupart sont roulés et usés par le frottement qu’ils ont éprouvés, attestent d’une manière irrécusable cet état de choses : état encore parfaitement indiqué par ces corps ou concrétions arrondies, représentant comme des choux-fleurs de moyenne grosseur, répandues avec tant de profusion dans ce dépôt, et dont la périphérie présente un état d'usure qui en fait méconnaître l’origine.
Cependant en examinant avec attention quelques échantillons moins altérés par le frottement, l’on ne peut s'empêcher de rapporter ces corps aux Aullhpores de Lamark, qui assez récemment ont été reconnus par MM. Unger et Boué, pour n’être pas d’origine amimale, mais bien des productions végétales calcifères, analogues à des algues ou autres plantes marines. — Voy. Bulletin de la Sociêté géologique de France, t. XIV, p. 407.