PRÉS ET MARAIS DE L'AUDINIÈRE, À À KILOMÈTRES DE CHOLET
Salix repens, L. Mars, avril.
Carex pulicaris, L. Maï-juin.
— panicæa, L. Mai, juin.
— Stellulata, Good. Mai, juin.
— palescens, L. Mai, juin.
— ævigata, Sm. Mai, juin.
— distans, L. Mai, juin.
Scirpus cæspitosus, L. Mai, juin.
— sylvaticus, L. Mai, juin.
Typha latifolia, L. Eté.
Eriophorum angustifolium, Roth. ; lieux tourbeux. Eté.
Obs. Sous le rapport de la botanique, visiter en outre le long étang de Perronne, situé au bas de la lande Gentil; le bois et l’étang de Cayenne, au delà de Chanteloup; et plus haut l’étang de Groix, touchant la lande du Breuil; puis les forêts de Mazière, du Breil- Lambert, etc.
** Animaux.
Mammifères.
Musaraigne de Daubenton (Sorex Daubentonti, Erxleb.); bords de la
Moine.
Obs. Une espèce ou variété de la précédente s’en distingue plus particulièrement par un petit bouquet de poils blancs placé au bord externe et inférieur de la conque de l'oreille. Comme espèce, elle se rapporterait au Sorex cihatus, Sowerby ; bords de la Moine.
Musaraigne plaron (Sorex constrictus, Herm.); les prairies.
Marte commune (Mustella martes, L.); les forêts de Cholet, de Vezins, eic. Rare.
Fouine (Mustela foina, L.); les souches creuses, les greniers, etc. Commune.
Marte Minck (Mustela lutreola, Pall.) — PI. 47; bords de la Moine, de la Sèvre-Nantaise, etc. Rare.
Loutre (Lutra vulgaris, Erxleb.) ; bords de la Moine. Très-rare.
Grenette (Vivera genetta, L.) — PI. 47; la forêt de Vezins. Trèsrare.
Chat sauvage (Felix catus, L.) — PI. 47 ; la forèt de Vezins. Trèsrare.
Cerf (Cervus elaphus, L.); la forèt de Vezins. Rare.
Lérot (Myoxus nitela, Gmel.); les jardins, les champs.
Oiseaux.
Bondrée (Buteo apivorus, Viell.) ; les forêts.
Gobemouche à collier (Muscicapa albicollis, Tem.) — PI. 49. De passage périodique au printemps (mi-mai) et à l’automne (septembre). Le Muscicapa luctuosa, Tem., appartient au Musc. albicollis, qui n’a pas encore acquis son plumage d’adulte. V. pl. 49.
Fauvette etfarvate (Sylvia arundinacea, Lath.). — P]1. 50; niche sur plusieurs étangs. |
Fauvette locustelle (Sylvia locustella, Lath.). — PI. 50 ; les blés, les champs de genèts.
Fauvette pittechou (Sylvia provincialis, Gmel.).—PI, 50 ; les brandes ou grandes bruyères (Erica scoparia, L.); depuis les landes de Belair jusqu’à la forêt de Mazières.
Pouillot siffleur (Sylv. sibilatrix, Bechst.). — PI. 50; la forêt de Mazière, celle de Cholet. (G.)
— natterer (Sylv. Nattereri, Tem.); les forêts, les arbres champêtres.
Bergeronette flaveole (Motaclla flaveola, Gould, Tem.) (Mot. flava, var. B., Millet, Faune de Maine-et-Loire). PI, 50 ; de passage aux environs de Cholet. (G.)
Corbeau (Corvus corax, L.); les forêts.
Casse-noix (Nucifraga caryocactes, Br.). — PI. 49; oiseau de passage très-accidentel en Anjou : il n’a encore été remarqué que deux fois. (G.) — Le 10 mai, un individu fut tué dans les bois de la Perrinière; et l’autre fut rencontré aux Echaubroignes, près la Tessoualle. Le cri particulier à ces oiseaux les fait reconpaître de fort loin.
Le jaseur de Bohème (Bombicilla garrula, Briss.); en décembre une seule fois. (G..)
Obs. Ici, nous avons dû n’indiquer que les oiseaux rares, et il en est beaucoup d’autres, comme on doit le penser, qui habitent cette contrée. M. Guilloux, amateur distingué à Cholet, les a tous rassemblés dans son cabinet particulier, conjointement avec les autres oiseaux d'Europe qu’il s’est procurés. Ce cabinet, d’ailleurs remarquable par le nombre et la bonne conservation des oiseaux qu’il renferme, mérite bien d’être visité par les ornithologistes, ainsi que celui de M. Bauga, qui contient également un grand nombre d’oiseaux.
Oiseau récemment découvert.
Nous eroyons devoir mentionner ici une perdrix nouvelle ; bien qu’elle n’appartienne pas au département de Maine-et-Loire, elle n’en est pas moins intéressante ; et pour la désigner, nous avons cru devoir lui donner un nom. Voici d’ailleurs la description que nous en fimes en 1850, d’après plusieurs individus envoyés à Angers par M. Guilloux, amateur à Cholet.
PERDRIX FULIGINEUSE : Perdix fuliginosa, M.
Plaque abdominale et baguettes des remiges blanches; iris, tour des yeux. bec (qui est petit) et pieds d’un rouge-brun.
La teinte générale de cette perdrix, dont la taille égale à peine celle de la perdrix grise, est au premier aperçu d’un roux fuligineux uniforme ; mais en examinant cet oiseau avec attention, on voit que cette couleur, qui occupe le dessus de la tête, se modifie sur les côtés de celle-ci, ainsi qu’autour du bec, le dessous du col et la gorge, en prenant une teinte d’un gris violacé, qui se transforme, par son intensité, en traits et mouchetures perlées en descendant sur la poitrine.
Les plumes recouvrant les flancs, qui dans le type de la perdrix rouge sont si fortement et si agréablement rubanées de blane, de noir et de roux marron, ne présentent ici qu'un dessin à peine indiqué par quatre ou cinq lignes transversales, étroites et plus foncées. Mais une large plaque abdominale, plus ou moins échancrée
en fer à cheval, et formée d'un certain nombre de plumes d'un blanc pur, contraste avec la teinte foncée qui l’environne.
Le bec est petit, de la couleur de l'iris du tour des yeux, et les pieds sont d’un rouge brun. Le tarse du mâle est muni d'une callosité irrégulière comme chez le mâle de la perdrix rouge.
Les remiges, de la couleur des plumes du corps, mais dont la baguette est blanche, présentent dans leurs proportions la disposition suivante, savoir : les trois premières, également échelonnées dans leur longueur, montrent la première plus courte que la deuxième, celle-ci moins longue que la troisième, qui est plus courte que les deux suivantes dont la longueur est uniforme.
La femelle, un peu plus petite que le mâle, lui ressemble au reste, si ce n’est toutefois que ses tarses sont dépourvus de callosités et que la plaque abdominale présente moins d’étendue.
Cette perdrix, dont nous venons de donner la description, estelle une variété de la perdrix rouge ou bien une race de celle-ci, ou même une espèce particulière? C’est ce que nous allons examiner.
Depuis l’année 1850, époque à laquelle cet oiseau fut remarqué pour la première fois par M. Guilloux, jusqu’à 1860, qu'il s’est montré de nouveau aux yeux de M. Bauga, il a toujours reparu avec le mème plumage, les mêmes caractères distinctifs que ceux avec lesquels 1l se montre encore aujourd’hui.
Les choses étant ainsi, cette perdrix présenterait des caractères suffisants pour la faire considérer comme étant une race fixée de la perdrix rouge, si toutefois elle ne constituait une espèce distincte, dont les individus se recherchent sans s’allier au type de la perdrix rouge, de laquelle d’ailleurs le plumage est tellement différent qu’il ne peut servir à favoriser aucun rapprochement. Néanmoins, pour nous décider à fixer la place que cette perdrix doit occuper dans une classification, nous attendrons que les œufs et même le chant soient parfaitement connus.
Quant à la chair de cet oiseau, qui est rougeûtre, elle se rapproche pour le goût de celle de la pintade, mais les mœurs et les habitudes sont les mêmes que celles de la perdrix rouge, dit-on.
Enfin, c’est dans le département de la Vendée, sur la méturie du Puy-Pinson, que cette perdrix fut capturée pour la première fois par des braconniers ; mais ceux-ci, en lui faisant une chasse incessante, finiront par la faire disparaître, si toutefois elle ne se reproduit pas sur d’autres points.
Cette perdrix du reste fait partie des collections d'oiseaux montés
de MM. Guitloux et Bauga, de Cholet, ainsi que du cabinet d’histoire naturelle d'Angers. |
Poissons.
Ammocette lamproyon (Ammocelus branchalis, Dumer.). Ce poisson, que l’on rencontre dans la Moine, est regardé par les naturalistes modernes comme étant une jeune lamproie.
Insectes coléopières.
Carabus cancellatus, F.; la forêt de Cholet.
Carabus undatus, F.; sur le tronc des vieux arbres, les forêts. Necrophorus germanicus, L.; les bois, les forêts. Silpha quadripunctata, L.; sur les arbres des forêts. Hister quadrimaculatus, L.; les excréments des herbivores. Saprinus speculifer, Latr.; les excréments des herbivores, etc. Aphodius fossor, L.; les excréments des herbivores.
— hæmorrhoidalis, L.; les excréments des herbivores. Cistela ceramboides, L.; sur les arbres. Mai. Saperda scalaris, L.; sur les arbres. Eté.
Insectes lépidoptères.
Argvynnis aglaia, L.; les forêts.
Apatura 1lia, F.; sur les arbres, dans les prairies.
Satyrus Dejanira, L.; la forêt de Mazières, etc.
Steropes aracynthus, F.; les environs de l’étang de la Bosse-Noire, parmi les brondes.
Deilephila celerio, L.; les jardins, à Cholet, etc.
Chelonia purpurea, L.; les bois, les landes.
Ennomos angularia, W V.; les forêts, sur. le chêne, le charme, etc.
Adela Reaumurella, L.; les forêts, sur le chêne.
Obs. Beaucoup d’autres animaux invertébrés habitent sans doute cette contrée, mais n’ayant pas eu l’occasion d’en constater la présence, nous resterons muet à leur égard; mais nous citerons parmi les mollusques, et comme les ayant rencontrés nousmême, les Arion virescens, Millet, et À. tenellus? Müll., que l’on trouve dans les forêts de Mazières et de Cholet. Il en est de même par rapport au Mermis pallida, Millet; mais cet entozoaire se tenant au printemps dans les ornières humides, recouvertes de feuilles mortes des mêmes forèts, et peut-être aussi dans d’autres bois.