ENSEIGNEMENT LIPRE
Pour l’enseignement secondaire : écoles dirigées par des laïques, par des frères de la Doctrine chrétienne, par des ecclésiastiques, ainsi que des écoles et pensionnats pour les enfants ou les jeunes personnes.
Nora. Quant à l’enseignement religieux donné dans le grand et L ! .. LJ O L (®, . L1 O LJ les petits séminaires , cet enseignement , qui est de plein exercice , relève de lévêèché d'Angers.
Ecoles spéciales communales.
Indépendamment de ces institutions, exerçant à divers titres , la ville d'Angers à constitué dans son sein un cours public de dessin ainsi qu’un conservatoire de musique. |
1° Le cours de dessin, dont l’institution remonte à une époque assez reculée, a déjà fourni un grand nombre de sujets, qui, livrés d’abord à l’étude du dessin ornemental , sont devenus ensuite d’habiles sculpteurs : leurs travaux , d’ailleurs , parfaitement exécutés, qui se montrent chaque jour dans Ja décoration des hôtels sans nombre que l’on construit à Angers , justifient pleinement cette assertion.
Ce cours , professé par le directeur du Musée de peinture , étant établi plus particulièrement pour les jeunes gens qui se destinent aux professions d’arts mécaniques; ceux qui le suivent, pour la majeure partie, sont reçus gratuitement. et les plus aisés seulement payent une rétribution annuelle de 12 francs.
Des gravures des premiers maîtres de l’école française, tant pour la figure que pour l’ornement architectural et le paysage, servent de modèles aux élèves , ainsi qu'un assez grand nombre de plâtres moulés sur l’autique.
2° Au mois d'octobre 1858, la municipalité d'Angers fonda dans cette ville un Conservatoire qui, à l'exemple de ceux de Lille, de Nantes et de Marseille, est ouvert aux jeunes personnes , hommes ou femmes, qui désirent se former aux études de l’art musical. Le solfége , le chant, les divers instruments, lharmonie et {a compo-
sition y sont enseignés par des professeurs rétribués par la ville. — Le directeur de l'établissement est M. Hetzel , professeur distingué de musique.
Institulion des sourds-muets.
- Comme établissement exceptionnel, nous devons mentionner ici institution des sourds-muets d'Angers.
Cette maison d'éducation spéciale et dont la fondation par M!° Blouin, élève de l'abbé de l’Epée , remonte à l’année 1777, devint bientôt florissante. |
En 1814 , elle fut reconnue, par décision ministérielle , comme
maison centrale d'instruction pour les sourds-muets, et recut des
élèves boursiers des deux sexes.
Le département de Maine-et-Loire y entretient 18 élèves boursiers à la nownination du Préfet, et les douze départements snivants furent admis à yenvoyer chacun deux élèves, savoir ceux de la Sarthe de la Mayenne, de la Loire-Inférieure, d’Ille-et-Vilaine, de ia Vendée, des Deux-Sèvres, de la Vienne , d’Indre-et-Loire, de Loir-et- Cher, de l'Orne, de la Manche et du Calvados.
A cette dernière époque, le siége de l’établissement était à Mille- Pieds, bieu situé sur la route de Saumur.
A la mort de M" Blouin, la direction en revint à sa nièce, sœur Marie-Victoire Blouin , qui continua cette bonne œuvre jusqu’à ses
derniers moments. Alors cette institution fut transférée au domaine
“de la Forêt, situé en Reculée près de l’hospice Sainte-Marie , et confié aux soins des religieuses hospitalières de la congrégation de la Charité de Sainte-Marie, sous la direction d’une commission
composée de cinq membres, établie ad hoc.
L'enseignement se compose du langage des gestes et comprend
cn outre la lecture , l'écriture , l’arithmétique, la religion, les élé- — ments de l’histoire et de la géographie.
Ecole d’arts et métiers.
Nous devons , comme pour l'institution précédente, indiquer ici
l'école d'Arts et Métiers d'Angers.
En 1804, sous le Consulat, Bonaparte décida qu’une école d'Arts et Métiers serait établie à Beaupreau, dans les bâtiments de l’an-
cien collége de cette ville ; néanmoins ce projet ne fut mis à exé-
cution que le 10 mai 1807.
Pendant huit années elle occupa ce local jusqu’en 1815 où cette école fut transférée à Angers dans l’ancienne abbaye du Ronceray,
appropriée à cet effet, et où nous la voyons maintenant.
Les élèves, dont le nombre peut être porté jusqu’à 300, ont pour
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Ve ANNUAIRE LA VI
enseignement théorique , les éléments des mathématiqnes et des sciences physico- chimiques appliquées aux travaux de la construe= tion des bâtiments plus particulièrement.
L'enseignement pratique, dans lequel est compris le dessin, se rapporle à différents métiers, tels que ceux de charpentier, menunisier , charron, forgeron , limeur ajusteur , tourneur en bois et en métaux et fondeur | en cuivre ÿ bronze et fer (1).
C’est dans cet établissement, qu’une statue colossale du duc de la Rochefoucault-Liancourt , fondateur des écoles d’arts et métiers, a été coulée en bronze le 19 août 1861. M. Biesse, chef de la fonderie, a dirigé les travaux qui ont amené un résultat on ne peut plus satisfaisant.
Le moaële de cette statue était sorti des mains de M. Maindron, sculpteur angevin d’un grand mérite.