‹ Indicateur de Maine et LoireChapitre 124 sur 563 · A PC PE AR PR LCR · texte numérisé non relu

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Du. et non moins intéressants, fruit des recherches de Henri de la Perraudière dans ses pérégrinations lointaines, comme dans le . département de Maine-et-Loire (1).

; Enfin, parmi les insectes, les lépidoptères présentent une réunion d'espèces de divers pays, mais dont le plus grand nombre a été re- Déni aux environs d'Angers, par M. Toupiolle. Les individus qui D composent sont d’une grande fraicheur ; et il serait à désirer que …. Jes autres espèces du même ordre que l'on rencontre dans le dépar- — tement de Maine-et-Loire vinssent compléter cette faune locale.

4 En résumé, le Musée d'histoire naturelle d'Angers, confié aux | soins intelligents, à à l'entretien et à la surveiilance éclairée de — M: Deloche, préparateur distingué attaché à cet établissement, Mais sous les ordres du directeur du jardin botanique , renfermant -un grand nombre de choses rares, précieuses où variées, mérite à tous égards d’être visité par les naturalistes. Mais pour qu’il k A d’un intérêt plus grand encore, il serait à désirer que les 4 espèces d'animaux qui se rattachent à à la faune de Maine-et-Loire, y fussent toutes rassemblées et qu’on püt les distinguer par un si-

| gne indicateur.

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1 | 20 Musée de sculpture.

Le Musée de sculpture se divise en deux catégories. La première qui comprend les œuvres de divers auteurs, occupe plusieurs ga- Jeries : l’une à droite, l’autre à gauche en entrant. La seconde se compose exclusivement des ouvrages de David d'Angers.

D Dans la première catégorie se font remarquer be statues moulées sur l’antique, savoir :

1 DA lon du Belvédere. Silène et le jeune Bacchus. Le Gladiateur. Vénus de Médicis.

. Castor et Pollux. Diane chasseresse.

$ … L'Hermaphrodite. Enfin le groupe du Laocoon. 1 D ajustant sa clamyde. |

« Dans cette catégorie encore l’on retrouve des ouvrages sortis des FA De de sculpteurs plus on moins modernes, parmi lesquels on

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(1) M. Henri de la Perraudière, né à Angers le 6 juin 1831, et qu’un zèl des

1 Ar us louables, sans doute, pour l'histoire naturelle, avait conduit en Algérie, a Succombé aux fatigues qu’il a éprouvées en herhorisant dans les montagnes ou

À chaînes du Djurdjura. {1 est mort le 31 août 1861, à Bougie.

paton herbier a été donné par sa famille à la Société botanique de France, et ses

4° lections de mollusques et d’insectes à la ville d’Angers.

—… Dans le cours de cet ouvrage nous aurons occasion de citer plus d’une fois

"Henri de la Perraudière pour les intéressantes communications qu'il voulait

bien nous faire et dont nous parhons encore ensemble quelques jours avant son

dé épart pour ere

aime à voir le ciseau de Canova, dans un buste de Napoléon I‘, en marbre blanc; ainsi que la statue à genoux de Donadieu-Puychairic (Pierre de) , en marbre blanc, sans nom d’auteur , mais remontant à 1615, sous Henri II. Cette statue a été trouvée au couvent des Jacobins d'Angers. :

Au nombre des statues de cette même galerie , il en est une représentant la Gloire historique inscrivant les noms des hommes célèbres de lAnjou. Elle est due au cisean de Taluet (Ferdinand) d'Angers. L’on y voit encore des ouvrages également remarquables que l’on doit à Maindron de la mème ville,

La deuxième catégorie comprend , sous la désignation de Gale- LA Li L D LI ? s, O . LL rie David, la majeure partie des ouvrages du statuaire angevin, donnés par lui ou sa veuve à la ville d'Angers.

Cette galerie , dont l'ouverture inaugurale fut faite par Padministration municipale d'Angers , le 7 novembre 1839, comprend 130 statues, bustes ou médaillons faits, soit en plâtre, soit en terre cuite ou bien coulés en bronze, ainsi qu’une collection de médailles en bronze, grand module, faites d'après nature, au nombre de 420 et distribuées dans 29 cadres.

Le plus grand nombre des ouvrages de David, se rapporte à des ersonnages des temps modernes ; et si la galerie qui les rassem— ble aujourd’hui est pour le public un lieu qu'il fréquente pour rendre hommage à l’auteur de tant de travaux remarquables , elle était aussi pour cet éminent artiste un souvenir qui lui rappelait que c’était dans cette enceinte mème qu’il avait puisé, au cours de dessin qui s’y donnait à l’époque des écoles centrales , les connaissances indispensables dans l’art de la statuaire dont 1l a tiré un si noble avantage (1).

(1) Nous croyons devoir rapporter ici, par extrait, le discours prononcé sur la tombe de David, par M. Halévy, au nom de l’Institut :

« Pierre-Jean David naquit à Angers le 12 mars 1789.

» À 22 ans il Rte grand prix de Rome.

» En 1826 il est reçu membre de l’Institut et devient professeur à l'Ecole des » beaux-arts, où de nombreux élèves se pressent à son école. Combien de beaux » ouvrages sortent alors de ses mains puissantes! Avec une rare audace, qui ne se » démentira plus, il saisit, il imprime sur le marbre et sur l’airain les mouvements » de l’âme humaine dans ses plus belles expressions et en reproduit la vivante » image, soit qu'elle nous montre Condé jetant son bâton de commandeur dans » les lignes ennemies, ou Fénelon endormi pour toujours dans la cathédrale de » Cambray, ou bien encore Bonchamp expirant, s’écriant : Grâce pour les pri- » sonniers |... »

Nous indiquerons encore ici, que pour honorer la mémoire de l’illustre statuaire

angevin, le 12 mars 1863, jour anniversaire de la naissance de David (P.-J.) d’Angers, a eu lieu au musée de cette ville, dans la galerie David et sous la présidence du maire, M. Montrieux, la cérémonie d’érection du buste monumental que la ville d'Angers avait voté à ce grand artiste. Le soir, la maison où est né David, rue de l'Hôpital, n° 40, l’'Hôtel-de-Ville et le jardin du Mail étaient illuminés, et

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3 Musée de peinture.

…. La formation du Musée de peinture d'Angers, remonte , comme celle du Musée d'histoire naturelle, à la création de l’école centrale de cette ville, en 1796, à laquelle 1l se rattachait comme objet … d'études pour les élèves; néanmoins il ne fut ouvert au public que le 15 avril 1807.

— Au nombre des tableaux composant les galeries de ce musée et qui appartiennent aux écoles française, italienne, flamande ou incertaine, l’on doit citer surtout quelques toiles remarquables en- … voyées par le gouvernement, et qui contribuèrent puissamment « à établir, dès son origine, la réputation de ce musée. Ces tableaux - de plusieurs écoles, sont :

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Ee. * Ecole française.

Alexandre visitant la famille de Darius ; par Lagrenée (L. J. F.) — Eléazar , ne voulant pas renoncer à la religion de ses pères , re- — fuse dé manger du porc; par Barthélemy (J. S.) ..… Priam ramenant à Troie le corps d’Hector , son fils; par Vien D (J. M) Cléopâtre répandant des fleurs sur le tombeau de Marc-Antoine; par Ménageot (F. G.

… Astyanax, arraché des bras de sa mère par les ordres d'Ulysse; du même auteur.

le même jour, une plaque de marbre sur laquelle on lit l’inscription suivante, fut scellée sur la façade de cette maison :

Lu DAVID D’ANGERS 4 EST NÉ DANS CETTE MAISON . LE 12 mars 1789.

— Moyez au reste, le compte-rendu de cette cérémonie dans les journaux d'Angers (Journal de Maine et Loire et l'Union de l'Ouest), qui parut le lendemain et le surlendemain de cette inauguration.

— Voyez aussi le procès-verbal de cette cérémonie qui a été dressé par M. Joubin, secrétaire de la Mairie.

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