‹ Indicateur de Maine et LoireChapitre 131 sur 563 · AE · texte numérisé non relu

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| (Extrait du Recueil des délibérations de la société royale d'agriculture de la C4 as de Tours, page 1761).

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Pinstruction publique, en date du 25 juin 1831 ; et par une ordon- # nance du 5 mai 1833 , elle fut reconnue comme ‘établissement d’uülité publique.

Dans son règlement , il est dit que le nombre de ses membres ne pourra dépasser quatre-vingts , et que pour en faire partie elle exige des candidats la présentation d’un mémoire inédit.

Elle a créé un jardin fruitier, dont les résultats bienfaisants se sont, en peu d'années, fait sentir non-seulement dans le pays mais encore dans une grande partie de la France et même à l’étranger, en répandant les ‘bonnes espèces de fruits qu’elle avait recues de diverses parties du monde.

La variété des travaux de cette société l’obligea bientôt à se diviser en sections, dont deux plus particulièrement — : à raison de Pabondance des matières qui s’y rattachent : l’une, concernant l’horticulture , sous la dénomination de Comice horticole de Maine-et- Loire; et l’autre, se rapportant à l’archéologie, sous celle de Commission archéologique — se firent remarquer. Ces deux sections impriment chacune un journal particulier.

Indépendamment de ses mémoires la Société d'agriculture, mn. ces et arts d'Angers, a publié un certain nombre d’autres ouvrag provoqué des expositions artistiques, soit de tableaux anciens, P de tableaux modernes , et son Comice horticole des expositions de fleurs, de fruits et de légumes ainsi que de grains, graines, etc. M

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20 Société de médecine d'Angers.

L'origine de la Société de médecine d'Angers remonte à l’année 1793. À cette époque , une réunion de médecins, de chirurgiens et de pharmaciens, sous le nom d’officiers de santé et au nombre de 19, se forma en société, sous l’invocation de Particle 300 , titre 10 de la constitution et l'autorisation des corps constitués. :

Cette société se réunissait à Saint-Serges le 1er et le 16° jour de chaque mois, à trois heures de l’après- midi. Le

Indépendamment de ce qui concernait l’art de guérir , la Société de médecine s’occupait encore de tout ce qui pouvait avoir OP TIel 2 à la salubrité publique , au soulagement des indigents auxquels elle donnait des consultations gratuites une fois par semaine, dans le local de ses séances , enfin à l'instruction des élèves.

LA Des cours furent donc professés et ceux d’anatomie se donnèrent” î également à Saint-Serges.

Par suite des événements politiques , la Société de médecine dut se dissoudre, et ce n’est qu’en 1824, qu’elle se réorganisa et prit \ alors le titre de Société de Médecine d’ Angers.

Ses réunions fixées pour le premier lundi de chaque mois, eu.

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rent lieu dans une des salles du Muséum, qu’elle abandonna pour se porter à la place Saint-Martin, et en définitive, pour occuper,

alternativement avec la Société d'agriculture, sciences et arts d’Angers, l’une des salles du jardin fruitier.

Les archives de cette Société renferment de nombreux mémoires ou des observations importantes dus à la plupart de ses membres. Après avoir parlé de la réapparition et de la réorganisation de la Société d'agriculture, sciences et arts et de la Société de médecine d'Angers, au sujet desquelles nous sommes entré dans certains détails indispensables à leur histoire, nous allons donner un aperçu

… sur les autres sociétés qui se sont formées successivement.

30 Société industrielle d'Angers et du département de Maine et Loire.

Le 25 février 1830 , un certain nombre de personnes d'Angers se réunissait pour aviser au moyen d'organiser une société qui aurait pour but Pamélioration des arts industriels dans le département de Maine-et-Loire. Cette réunion, provoquée par MM. Giraud (Ch.), Bardet et Guillory , fut présidée par M. Duboys père,

“ ancien procureur général à Angers. Mais ce fut plus tard que la

Société industrielle se constitua définitivement.

Un des articles de son règlement portant que le nombre de ses membres est illimité, 1l devint en peu de temps considérable.

L'industrie technique , dans le principe , était le seul but de ses travaux ; elle s’occupa plus tard d'agriculture ainsi que d'arts et de lettres. | |

Elle a créé dans le département des comices et concours agricoles , ainsi que des expositions d'industrie, et pris Pinitiative de la formation des caisses d'épargne. Elle publie un journal mensuel.

4° Société vétérinaire des départements de l'Ouest.

Cette Société dont le siége est à Angers, comprend les départements de Maine-et-Loire , ceux de la Sarthe, de la Mayenne et de

— la Loire-Inférieure. Sa constitution , autorisée par décision du mi-

nistère de l’agriculture et du commerce, est du 26 avril 1841. Elle ne s'occupe que d’hippiatrique ou des sciences qui s’y rattachent, publie des travaux et décerne des prix.

Ses réunions n’ont lieu que deux fois par an, le jour de la foire de la Fête-Dieu et celui de la Saint-Martin.

50 Société grammaticale et littéraire.

Cette société, composée de savants distingués dars les lettres, s’étant réunie quelques années après sa formation à la Société aca= démique, n’a eu qu’une courte existence.

6° Société linnéenne de Maine et Loire.

Cette société, dont la formation remonte à l’année 1852, fut au-torisée dans la même année par l’approbation donnée à son règlement par M. le Préfet.

Non-seulement , comme son nom semble l'indiquer , ses travaux se rapportent à l’histoire naturelle, mais elle y réunit d’autres parties qui lui sont étrangères.

Elle a déjà publié plusieurs volumes.

1° Société académique de Maine et Loire.

Cette société qui reçut son autorisation en l’année 1855, s’est |

formée sous l’inspiration d’atteindre un but bien louable sans doute, celui de réunir dans une seule et même académie les diverses sociétés dont 1l vient d’être question.

La Société académique, qui embrasse toutes les connaissances

humaines, avait concu l'espoir que chacune des autres sociétés |

viendrait occuper la place que ses travaux semblent devoir lui ré server ; seul moyen, d’ailleurs, de faire disparaitre cette espèce d’anomalie qui consiste dans la dispersion des travaux de même nature ; comme par exemple de voir la botanique, représentée par des mémoires, des observations, etc., occuper une place tantôt dans les travaux d’une société, tantôt dans ceux d’une autre, et souvent enclavée entre des faits intéressants, sans doute , mais dont la disparité semblait devoir les séparer ; et ainsi des autres sciences.

De son côté , la Société d’agricultnre , sciences et arts d'Angers, comme étant la plus ancienne de toutes ces sociétés et en raison de la variété de ses travaux, croyait par cela même avoir des droits propres à lui donner l’espoir que la fusion projetée, de réunir toutes les sociétés en une seule , lui viendrait en aide pour grossir ses rangs; cependant , pour le moment, 1l en est autrement, chaque société, jusqu’à nouvel ordre , continuant de fonctionner d’après le règlement qu’elle s’est imposé. Mais 1l est à penser que le temps, qui donne de bons conseils, pourra aussi faire changer cet état de choses.

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