PRÉFACE
L'ouvrage que nous publions aujourd’hui et que nous offrons à nos concitoyens sous le titre de : Indicateur de Maine-et- Loire (1), peut être regardé comme étant le résumé succinct de tout ce que renferme le département de Maine-et-Loire, sous les différents rapports qui le concernent, soil qu’on le considère dans ses parties géographique el météorologique, sa constitulion géologique et sa paléontologie, soit qu’on l’observe dans les plantes et les animaux si variés en espèces qu’il recèle, soit qu'on porle son allenlion sur ses diverses institutions, ses musées, ses monuments historiques ou autres, enfin sur son agriculture et son horliculture, son industrie et son commerce.
Ce travail, tant exorbitant qu'il paraisse au premier abord, à raison de son étendue, se montre ensuite dans des conditions plus favorables, si l’on réfléchit à la longueur du temps que nous avons employé, plus d’un demi-siècle, pour arriver au résullat auquel nous sommes parvenu.
Bien qu'il ne soit pas dit qu’un laps de lemps aussi considérable fût nécessaire pour colliger, rassembler les productions
(1) Cet ouvrage aurait pu paraître plus tôt, si l’on en juge toutefois par l’annonce qui en a été faite le 28 décembre 1858, dans le Journal de Maine et Loire, sous là désignation de Géographie naturelle, historique et industrielle du département de Maine et Loire; mais les causes indépendantes de notre volonté qui en ont éloigné l'impression, nous ont fait profiter de ce retard pour y comprendre de nouveaux faits, y réunir, y ajouter de nouvelles observations, qui, en accroissant notre travail l'ont aussi modifié de manière à devoir en changer le titre,
variées, les faits, les documents épars que renferme ce département et que le hasard souvent procure; néanmoins, le lecteur ne pourrait se faire une idée exacte du nombre des années qu'il nous à fallu traverser, ainsi que des moyens mis à notre disposition pour faire arriver cet ouvrage à sa fin, si nous ne lui donnions quelques explications à cet égard, explications, d’ailleurs, qui peuvent aussi servir à justifier le titre sous lequel nous le présentons aujourd’hui.
Nous disons aujourd’hui, car dans le principe, la plupart des objets qui en font partie, ceux qui se rapportent plus parüiculièrement à l’histoire naturelle, devaient être publiés séparément, par catégories et comme déjà nous avions commencé en faisant paraître un opuscule sur les mollusques de ce département.
Le pays que nous parcourions était si riche en productions naturelles, et nos voyages, nos excursions dans ce département, soitseul, soit en compagnie d'amateurs ou de professeurs, furent tellement mulüiphés, que nous nous trouvâmes bientôt en mesure de présenter des catalogues nombreux en espèces, soit pour les plantes, soit pour les animaux des diverses classes, de même que pour les fossiles. |
Nos vues ne s’étendaient pas encore au delà du plaisir que l’on éprouve à former des collections, formuler des catalogues n'ayant d'ailleurs entrepris ces travaux que pour notre instruclion particulière.
Mais bientôt l'examen attentif des êtres de la création éveille dans le cœur du naturaliste le sentiment du beau ; il s'attache à la science qui à fait naître en lui ce bienfait inappréciable ; et l'étude infinie de l’histoire naturelle, en lui dévoilant la main mystérieuse qui à répandu tant de merveilles sur notre terre, tout en le détournant de vaines et dangereuses séductions, contribue puissamment à lui donner ce calme de l’âme et de l’esprit qui constitue le vrai bonheur!
Cependant, nous devons le dire, plus d’une fois nous nous trouvâmes arrêté dans la détermination de certaines espèces, soit que celles-ci fussent rares ou nouvelles, soit que le petit
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nombre d'ouvrages spéciaux qui existait alors fût insuffisant pour lever nos doutes, tant est-il que les choses fussent peutêtre restées ainsi longtemps encore, sans solution certaine, si des circonstances on ne peut plus heureuses pour nous nese fussent présentées.
Dans ce temps-là, déjà fort éloigné, et qui nous reporte au premier Empire, nous fimes la connaissance de savants disungués, de plusieurs membres de l'Institut : MM. Desmarets, Duméril, de Blainville et de Decandolle, auxquels se trouvait réuni l’un de nos amis, M. Chevreul, également de l'Institut, tous contemporains des Cuvier, des Haüi, des Latreille, des Lamarck, etc., et qui voulurent bien lever nos incertitudes, recufer les erreurs que nous avions pu commettre, tout en nous engageant à laire connaître le résultat de nos recherches et de nos observations.
Cette marque d'intérêt et d'encouragement fut pour nous d'une grande autorité, d’une grande puissance, et il en résulta qu'en 1813 nous fimes paraître le catalogue descriptif des mollusques de Maine-et-Loire (1); qu’en 1828, nous publiâmes la première parte de la Faune de Maine-et- Lorre, les animaux vertébrés (2).
D’autres pubhcations suivirent mais de loin cette dernière. Cependant, parmi les nombreux matériaux que nous avions réunis, nous aurions pu trouver les éléments nécessaires pour la composition d'une Flore de cette contrée ; mais comme nous avions connaissance que l’un de nos amis, M. le D' Guépin, éprouvait un désir semblable au nôtre, et que pour le réaliser, il lui manquait ce que ses herborisations particulières ne lui avaient pas procuré, nous saisimes cette circonstance pour abandonner notre projet, en communiquant à M. le D' Guépin le résultat de nos recherches en botanique ; et d’après l'ouvrage
(1) Mollusques terrestres et fluviatiles, observés dans le département de Maine et Loire, par M. Millet,
(2) La seconde partie, comprenant les animaux invertébrés, étant terminée, sera sous peu livrée à l'impression,
qui est sorli des mains de ce botaniste distingué, nous devons nous féliciter d’avoir suivi cette inspiration de l'amitié.
Sans discontinuer de colliger des plantes ainsi que des animaux de différents ordres, nous recueillions aussi des fossiles, et indiquions en même lemps Sur une carte départementale les formations géologiques auxquelles ils apparliennent, travaux qui nous ontservi plus lard pour la publication de la Paléontologie de Maine-et-Loire, qui parut en 1854.
L'agricuiture et lhorticullure ne restèrent pas étrangères à nos recherches et nous fournirent le moyen d’en faire un relevé dont l'impression eut lieu en 1856 sous le titre de : Etat actuel de l'agriculture dans le départemenl de Maine-et- Loire (1).
Bien que dans le principe, comme nous l'avons déjà dit, le but principal de nos recherches, de nos courses Incessantes dans ce département fùt de rassembler les objets d'histoire naturelle qu'il recèle, néanmoins nous prenions note aussi des monuments historiques qui se trouvaient sur notre passage, el plusieurs même furent dessinés par nous; landis que d'autres lravaux de même nature, et qui font également partie de cel ouvrage, sont les œuvres de diliérentes personnes dont les noms seront rappelés en temps et lieu. Ces monuments, pour un très grand nombre, el dont les dessins font partie du musée archéologique d'Angers, ayant été figurés sur une échelle dépassant, el souvent de beaucoup, les dimensions données à l’atlas de cet ouvrage, nous ont obligé de les dessiner de nouveau, mais seulement pour les réduire à une mesure uniforme et en rapport avec les autres planches de l’atlas précité. Il en a été de même pour certains portraits hisioriques, elc.
Ne pouvant donner ou que rarement la description des objets qui font partie de cel ouvrage, bien que toutes les espèces en histoire naturelle qui y sont indiquées soient signées des lettres
initiales des auteurs qui les ont fait connaitre, néanmoins, pour
(1) Voir aussi la Statistique horticole de Maine et Loiré:
suppléer à cette insuffisance, nous avons dû recourir au dessin, nous rappelant alors que Goëthe à dit quelque part . Parlons moins et dessinons davantage.
Cet ouvrage renferme donc de nombreuses planches (86), réunies dans un atlas de même format que celui du texte et se rapportant à une grande quantité d'objets (00 environ), au nombre desquels se trouvent : 1° des plantes dont les espèces sont difficiles à reconnaître, à distinguer de leurs congénères, et que nous avons dessinées, d’après nature, ou en prenant pour modèles un certain nombre de figures parmi celles plus particulièrement qui accompagnent les ouvrages du savant botaniste Reichenback ; 2° nous avons aussi représenté plusieurs animaux ; 3° puis des fossiles de nos ardoisières, ainsi que des dents de poissons et autres animaux des terrains tertiaires, des impressions de feuilles sur grès, etc.; 4° ensuite viennent des monuments celtiques et romains: les premiers en grand nombre et formant en quelque sorte la collection entière des monuments de ce genre pour le département; 5° enfin, des monuments religieux et autres, ainsi que des portraits historiques complètent cet atlas.
Ici nous rappellerons le nom des personnes qui ont bien voulu nous prêter leur concours obligeant en nous communiquant le résultat de leurs recherches ou de leurs observations, en les priant de vouloir bien recevoir l'expression de notre bien sincère gratitude :
Me de Buzelet, pour les insectes coléoptères colligés par elle sur quelques points de ce département, et dont elle a bien voulu- nous faire part.
Me G. des Brosses a eu l’obligeance de nous communiquer les lépidoptères qu’elle a rencontrés dans diverses localités.
Feu Davy-de-la-Roche, avec lequel nous avons fait de nombreuses courses botaniques, et rédigé les Herborisations de feu Merlet de la Boulaye, notre savant et estimable professeur de botanique.
Avec M. Bastard, alors professeur de botanique et directeur
du Jardin des Plantes d'Angers, nous avons visité un grand nombre de points de ce département en recueillant des plantes et colligeant des insectes. Et en compagnie de M. Desvaux, successeur de M. Bastard, nous avons sillonné dans tous les sens le département de Maine-et-Loire, pour recueillir des plantes et rassembler des minéraux, etc., M. Desvaux s’occupant alors à collectionner la minéralogie du département de Maine-et-Loire, comme nous à rechercher les objets de même nature pour notre cabinet particulier.
M. le D' Guépin, professeur à l’école de médecine d'Angers, avec lequel nous avons fait bon nombre d’herborisations, surtout aux environs d'Angers, sa clientelle et le professorat s’Opposant en quelque sorte à de plus longues excursions.
Mais avec M. de Saint-Amour, commandant du château d'Angers, nous avons visité les tours et les cachots de cette forteresse pour y faire la recherche des différentes espèces de cheiroptères (vulgairement chauves-souris), auxquelles ces lieux servent de retraites hivernales.
M. Lechatellier, ingénieur des mines, nous à procuré des roches de diverses localités. |
M. Rolland, alors directeur des mines de Layon-et-Loire, nous à donné de nombreux renseignements par rapport aux mines qu'il dirigeait alors, et procuré des fossiles du terrain anthraxifére.
M. Blavier, ingénieur des mines, en professant un cours de géologie, mettait en évidence des faits dont chacun pouvait profiter.
M. le D: C.-P. Olivier nous fit part de la découverte qu fit du caoutchite où bitume élastique dans les mines de Montrelais.
M. de Beauregard, président de chambre à la Cour impériale d'Angers, nous à communiqué des fossiles intéressants, de Saint- Florent, près Saumur.
M. Courtiller, avec lequel plus d’une fois nous avons exploré les environs de Saumur, et particulièrement la forêt de Fontevrault, si riche en productions naturelles, nous a donné des ren-
sergnements de diverses natures sur certams points du pays qu'il habite.
MM. Révelhière frères, de Saumur, nous ont communiqué, l’un des plantes rares et des insectes coléoptères des environs de Saumur, l’autre des fossiles des mêmes localités.
Nous avons eu connaissance également des coléoptères observés aux environs de Saumur par MM. Ackermann et Paul Lambert.
M: Olivier de Laleu nous a mdiqué certaines localités pour des
oiseaux et donné des renseignements sur la chaux hydraulique de Baugé-Ménuau, ainsi que sur les fours employés pour cette fabrication.
MM. de Nerbonne père et fils nous ont procuré, l’un des plantes rares, l’autre des fossiles.
M. Toupiolle nous a donné communication des espèces de lépidoptères qu'il a rencontrés aux environs d'Angers.
MM. Blain père et fils nous ont indiqué les oiseaux et les insectes lépidoptères qu’ils ont rencontrés aux environs d'Angers
M. Ménière, pharmacien, nous a donné connaissance des analyses qu'il a faites des eaux d’un grand nombre de fontaines ferrugineuses de ce département.
M. Adville nous a donné des renseignements précieux sur la bibliothèque d'Angers.
M. Huttemin, professeur au lycée impérial d'Angers, nous a communiqué certains insectes rares. |
M. Guilloux nous a fait connaître de bonnes localités pour des oiseaux et autres animaux des environs de Cholet, et donné des renseignements précieux sur un grand nombre d'établissements industriels du même pays.
MM. Boreau et Béraud nous ont signalé l’un et l’autre des planies rares, et ce dernier en outre des insectes intéressants.
M. Ledantec et M. Provost nous ont indiqué des localités pour les plantes rares.
MM. Deloche et Lebreton nous ont communiqué diverses espèces d'oiseaux. |
M. T. Jubin et M. Larevellière nous ont indiqué les gisements de plusieurs espèces de minéraux.
M. l'abbé Choyer nous a fait connaître une variété de marbre rouge dont les arts pourraient faire usage.
M. de Joannis, ancien officier de marine, nous a indiqué, nonseulement des mollusques rares, dont plusieurs sont nouveaux pour le département, mais encore ce savant distingué à bien voulu employer son talent de dessinateur pour représenter plusieurs dolmens, dont les figures font partie de l'atlas de cet ouvrage.
M. l'abbé Vincelot et M. de Baracé (Raoul) nous ont indiqué des oiseaux.
MM. Huard (Alexandre), Juvigneau et Drouet nous ont indiqué les plantes rares qu’ils ont recueillies dans leurs herborisa{ions.
M. Gaignard de la Ranloue nous a procuré des fossiles.
M. le D° Farge nous a fait part des fossiles qu'il a rencontrés.
M. le D' Ouvrard nous a procuré diverses sortes de roches, et M. le D' Gouin des fossiles intéressants.
M. Bayan (Ferdinand) nous a indiqué des localités pour des mollusques rares et particulièrement pour le Dreissena polymorpha.
M. H. de la Perraudière, qu’une mort prématurée a enlevé à la science comme à ses parents et à ses amis, nous avait communiqué le résultat de ses recherches en plantes, insectes, mollusques, reptiles, etc.
M. Charlery fils nous a communiqué des fossiles et indiqué des localités pour des oiseaux rares; de même que M. de Crochard, pour des mollusques intéressants.
M. Meunier, l’un des anciens gardes de la forêt de Chandelais, nous à fourni de bons renseignements sur les oiseaux de proie de cette localité.
M. Le Gris(Ludovic) ainsi que le D' Chevalier nous ont donné de bons renseignements sur des plantes rares et des fossiles, comme M. le comte de Beaumont sur les tumulus du pays qu'il habitait.
M. de Beauvoys du Lisieux nous a fourni des renseignements de diverses sortes, et surtout par rapport à l'éducation des abeilles.
M'PLessassier nous a procuré des roches intéressantes du calcaire jurassique des environs de Durtal, ainsi que des fossiles de cette formation.
M. Ruault nous a communiqué des fossiles.
MM. A. Martin, Belouin et Meignan nous ont donné de nombreux renseignements sur les carrières de marbre et les fours. à chaux de Vern, de Chazé-sur-Argos, du Louroux-Béconnais et d’Angrie, lorsque nous visitâmes ces diverses localités.
M. Haran, ancien professeur au collége de Combrée, ainsi que MM. les abbés Lelièvre et Piogé, nous ont indiqué de bonnes localités pour des plantes et des insectes.
MM. les abbés Beaudouin, l’un vicaire alors à Seiches, l’autre aumômier de l'hôpital de Baugé, nous ont indiqué de bonnes localités pour des plantes rares ; ce dernier en outre y joignit des indications de fossiles et de mollusques.
M. l’abbé Bardin nous a fait connaître bon nombre de localités pour des plantes rares ou nouvelles pour le département, ainsi que d’autres pour des fossiles et des mollusques.
MM. les curés des paroisses d’Armaillé et de la Chapelle- Hulin, ainsi que M. le D: Guillet, de Pouancé, nous ont fourni des renseignements de divers genres sur le pays qu'ils habitent.
M. le curé de la paroisse de Bagneux nous à fourni de bons renseignements sur certains gisements de fossiles des environs de Saumur ; et M. Gelusseau, Amaury, curé de la paroisse de Beausse, nous a donné des indications importantes par rapport à des pierres celtiques de la commune de Botz.
M. l'abbé Joubert, custode de Ja cathédrale, M. l'abbé Barbier de Montault, M. Godard-Faultrier, directeur du musée archéologique d'Angers, ainsi que M. Mordret nous ont communiqué ou indiqué divers objets relatifs à l'archéologie.
Enfin, M. E. Hébert, ancien magistrat, et M. El. Lachèse, conseiller à la Cour impériale d'Angers, nous ont fourni des documents intéressants.
Nota. Les noms de ces personnes sont rappelés dans le cours de louvrage, par leurs initiales placées entre deux parenthèses, à la suite de l'indication de plantes, d'animaux rares, elc., rencontrés par eux pour la première fois dans le pays.
À ces nombreux renseignements, si l’on ajoute les communications bienveillantes de la préfecture et de la mairie d’Angers, ainsi que les rapports qui s’établirent entre nous et un grand nombre de personnes — au nombre desquelles, pour l’histoire naturelle, se présentent d’abord les chasseurs à Ja hutte, qui nous fournirent les oiseaux échassiers et palmipèdes, si nombreux dans nos contrées à leur double passage de printemps et d'automne; ensuite certains pêcheurs qui nous procurèrent les poissons de passage et autres de la Loire et de nos rivières ; puis nos chasses particulières, surtout celles aux oiseaux de passage, ainsi que la tendue des piéges pour prendre les petits mammifères qui, sans ce secours, auralent échappé aux recherches les plus actives; enfin les collections en tous genres que nous ne cessions de former et d'augmenter successivement — l’on se fera une idée exacte des ressources mises à notre disposition, ainsi que de la persévérance apportée dans nos recherches.
Quant à l’horticulture, nous croyons devoir rappeler ici que nos voyages ainsi qu'une correspondance active qui s'établit entre nous et un grand nombre de pomologistes, soit de France, soit de l'étranger, nous procurèrent toutes les bonnes espèces de fruits nouveaux que possèdent plus particulièrement la Belgique, l'Angleterre, etc., fruits que nous sollicitions de leur bon vouloir pour le Jardin fruitier du Comice horticole de Maine-et- Loire, l’une des sections de la Socitté d'agriculture, sciences el arts d'Angers, qui les répandit ensuite en Les mettant entre les mains, non-seulement des horticulteurs angevins, mais encore des personnes étrangères à ce pays.
Il nous reste à faire connaître quels sont les ouvrages qui nous ont servi pour la détermination des espèces et la fixation de la nomenclature. Voici les titres de ceux dont nous avons
fait usage, et dans l’ordre de la classification que nous avons adoptée,
Géologie, Minéralogie et Paléontologie.
Cours élémentaire de paléontologie et de géologie stratigraphique, et Prodrôme de Paléontologie stratigraphique universelle des animaux mollusques et rayonnés, par M. Aleide d’Orbigny, docteur ès sciences, professeur à la faculté des sciences de Paris, etc.; ainsi que notre Paléontologe de Maine-et-Loire, publiée en 1854; sans négliger de citer les faits énoncés dans la Description géologique du département de Maine-et-Loire,
par M. Cacarrié, ingénieur des mines,
Botanique ou Phytologie.
La Flore qui nous à servi pour établir la nomenclature et la synonymie des espèces de plantes est celle de MM. Grenier et Godron. Cet ouvrage, réunissant toutes les plantes rencontrées en France jusqu’à ce jour, nous à paru par cela même convenir plus que tout autre et devoir être préféré. Néanmoins, nous avons eu occasion de citer aussi les Flores locales, savoir : les Herborisations de M. Merlet de la Boulaye ; les Flores de MM. Bastard, Desvaux, Guépin et Boreau, pour les espèces propres à leurs auteurs. Mais ces ouvrages n'étant pas suffisants par rapport aux plantes cryptogames, nous avons eu recours, pour la détermination des espèces aux Centuries de M. le D' Mougeot (Stirpes cryptogamæ Vogeso-Rhenanœæ), ainsi qu’à Bulard, plus particulièrement pour les champignons.
Zoologie.