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CHAPITRE II. — ANTIQUITÉS, HISTOIRE

Le gros et joli bourg de Rochefort, disent les historiens, n’était avant et pendant les guerres de la Ligue, qu’un petit village du nom de Sainte-Croix.

Entre Rochefort et la Loire, sont trois collines, en quelque sorte contiguës, dont les plateaux ont recu autrefois des constructions soit de forteresses, soit de ville. Au sommet de la colline la plus orientale, se trouvait la forteresse de Rochefort. Sur le vaste plateau de l’éminence méridionale était bâtie la ville de Saint-Symphorien ; enfin, sur la colline la plus rapprochée de la Loire, se trouvait le château de Dieusre. |

Il ne reste aucun vestige de la forteresse de Rochefort; mais de la ville de Saint-Symphorien, l’on voit encore la base de quelques tours, et de son château un énorme pan de mur. Dieusie présente quelques restes de construction que l’on remarque plus particulièrement au nord. | |

Depuis 1568 jusqu’en 1598, cette ville, ainsi que ces forteresses, étant, tantôt aux mains des calvinistes, tantôt entre celles des catholiques, ont été témoins d’exactions et de brigandages inouis. La destruction de cette ville rebelle, ainsi que des forteresses, fut ordonnée par Henri IV, après le traité du duc de Mercœur et la capitulation de Saint-Oflange, en 1598. Les habitants de Saint- : Symphorien se réfugièrent alors au village de Sainte-Croix, qu’ils agrandirent par de nouvelles constructions, et dont ils changerent le nom en celui de Rochefort, qu’il a toujours conservé depuis cette époque.

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