SAINT-GEORGES-SUR-LOIRE
(CHEF-LIEU DE CANTON, ARRONDISSEMENT D'ANGERS
Cette commune, chef-lieu de canton, est située sur la rive droite de la Loire, entre Savennières, Saint-Martin-du-Fouilloux et Saint- Germain-des-Prés,.
Plusieurs étangs — dépendance de la terre de Serrant , — ainsi qu’une boire fort étendue, située sur la terre de lEpinay, sont les principales eaux, avec celles de la Loire, qui baignent cette commune. | A la route impériale de Paris à Nantes, qui traverse Saint-Georges-sur-Loire, vient se réunir la route départementale de Chemillé à Saint-Augustin-des-Bois ; le chemin de fer, avec sa station (1), ainsi que la levée de Savennières à Saint-Germain- des-Prés, qui borde la Loire, sont encore des moyens de communications qu'il importe de citer, de même que le pont suspendu qui réunit cette commune et celle de Chalonnes, etc.
Le bourg qui est grand, et traversé par la route impériale de Paris à Nantes, présente une église de construction assez récente, dont les vitraux de couleurs sont sortis des ateliers de M. Thierry.
Plusieurs châteaux sont situés sur le territoire de cette commune. Celui de l’Epinay est fort ancien ; et au nombre des édifices modernes , nous devons citer, en le mettant hors ligne , le magnifique château de Serrant , commencé en 1545 et achevé en 1704 (XVP, XVIIe et XVIII siècles), l’un des plus remarquables du département de Maine-et-Loire.
La chapelle, œuvre de Mansard, placée dans la cour d'honneur, renferme le tombeau du marquis de Vaubrun, général des armées francaises, tué à Altenheim en 1675. Ce tombeau en marbre blanc, dù au ciseau de Coysevox, est regardé comme un chef-d'œuvre de sculpture.
(1) La majeure partie des bœufs, provenant de divers points de la Vendée, etc., et qui tous, pendant six mois de l’année, sont destinés pour Paris, arrivent par troupeaux nombreux à cette station, qui chaque semaine en expédie au moins de 12 à 1,500.
Ce château situé sur:la route impériale de Paris à Nantes , à un kilomètre de Saint-Georges, est entouré de larges fossés remplis d’eau. Dans ses dépendances se trouvent de vastes étangs couverts de eygnes , et dont plusieurs ont été réunis pour simuler une rivière. Des bois taillis d’une grande étendue, dans lesquels vivent des cerfs et des chevreuils, en font également partie. Une orangerie ren-
ferme un grand nombre de beaux crangers, et une plantation
de müriers indique assez dans quel but ces arbres sont cuitivés.
Enfin, depuis Louis XIV jusqu’à Napoléon IT, un grand nombre
de personnes considérables ont visité ce château. Le joli château moderne de Chevigné , entouré d’eaux vives, dépend aussi de cette commune.
Saint-Georges est le siége d’une justice de paix, de deux notariats, ainsi que la résidence d’un receveur de l’enregistrement, d’une brigade de gendarmerie à cheval, d’un receveur ambulant des contributions indirectes, d’un percepteur pour les communes de Saint- Georges-sur-Loire et de Saint-Germain-des-Prés, enfin de deux médecins, d'un officier de santé et d’une sage-femme.
Cette commune jouit encore, sous le rapport de l’agriculture, du précieux avantage d’avoir sous les yeux une ferme exemplaire , — le domaine de la Benaudière, que l’on peut, sans trop dire, qualifier de ferme modèle, — que dirige le propriétaire, M. de Jousselin, et dont chacun est à même d'examiner les pro-
cédés de culture.
Superficie : 3,326 hectares, dont 81 hectares 11 ares en vignes, et 148 hectares 84 ares en bois.
Population : en 1856, 2,714 habitants; en 1861, 2,757 habitants. Bureau de poste : Saint-Georges-sur-Loire.
Foires : le 3 février, le 23 avril, le 16 août, le 29 septembre, le
4 novembre. — Marché tous les jeudis; ceux de bestiaux et de grains le premier jeudi de chaque mois (1).
Distances : de Savennières, 10 kil.; de Saint-Martin-du-Fouil-
“Joux, 5 kil. ; de Saint-Germain-des-Prés, 5 kil. ; d'Angers, 17 kil.
(1) Par un arrêté de Son Excellence le Ministre des travaux publics, de l’agriculture et du commerce, en date du 9 mai 1854, la commune de Saint-Gecrges-sur- Loire a été autorisée à créer douze marchés de bestiaux et de grains, le premier
jeudi de chaque mois. Ces marchés ont commencé le premier jeudi de décembre 1854.