CHAPITRE I. — PRODUCTIONS NATURELLES
* Composition géologique.
4° Terrain silurien inférieur : Schistes divers, pétrosilex, argiles, ete. — 2° Terrain dévonien : Marbre et terrain anthraxifères.
4° et 2° À peu de distance et au nord de Beaulieu, se trouve la limite des terraïns silurien inférieur et dévonien. Ce dernier se divise et comprend le calcaire marbre et le terrain anthraxifère proprement dit. Le premier se fait remarquer sur la rive droite du Layon seulement, tandis que lesecond se montre sur les deux rives de cette petite rivière. |
Le marbre de Beaulieu et du Pont-Barré, ordinairement d’un gris noirâtre, quelquefois rose et pénétré par des schistes serpenti= neux, étant en contact plus ou moins immédiat avec ies couches anthraxifères et lamphibolite, doit nécessairement être considéré comine faisant partie du terrain anthraxifère.
Au Pont-Barré, il se montre quelquefois sous forme de chaux carbonatée ferrifère.
L’amphibolite, qui se présente de temps en temps sous forme de dendrite, accompagne le calcaire depuis le Pont-Barré juqu’à la Haie-Longue et peut-être plus loin encore.
Les veines verdätres d’amphibolite que l’on trouve dans cer: tains blocs de ce calcaire ont fait naître l’idée d'employer ceux-crà la confection d'objets de marbrerie; mais la difficulté de travailler cette roche ainsi mélangée a bientôt fait abandonner ce projet.
Au Pont-Barré, le marbre présente une couche presque verticale
de quarante mètres de largeur sur cinq cents mètres de longueur: (Desc. g. de M. et L.) | Aucune espèce de fossile ne s’est fait remarquer dans le marbre de Beaulieu ; mais cette roche montre assez fréquerament une ma: tière bitumineuse, dont la consistance et même la couleur sont celles du miel. Ceite matière, qui occupe de légères cavités, et que nous avons indiquée dans la Paléontologie de Maine et Loire sous le nom de Naphteine melligène (voy. p. 46), est généralement employée
comme onguent par les ouvriers occupés à l'extraction de ce calcaire, lorsqu'ils se font quelques blessures.
Le marbre de Beaulieu présente quelquefois la chaux carbonatée por hyaline rhomboïdale, la haut carbonatée spathique violette, la chaux carbonatée amorphe rougeûtre ou rose, la chaux carbonatée ferrifère, enfin la chaux nacrée magnésifère (Dolomie).
Ce marbre, au reste, est extrait pour être converti en chaux, au moyen de quatre fours, deux à Beaulieu et deux au Pont-Barré.
Des affleurements d’anthracite se font remarquer sur la rive droite du Layon, près du Pont-Barré ; et de l’autre côté de ce pont est une mine d’anthracite sèche en pleine activité.
Cette substance est recouverte d’abord par un banc de poudingue et ensuite par des couches alternant entre elles de grès et de schistes.
LES
Plantes.
Lolium arvense, With. ; champs cultivés. Mai, juin.
Ranunculus ophioglossifolius, Vill. ; fossés inondés. Avril, mai.
Bathyrus sphæricus, Retz. ; les moissons. Mai-juillet.
Malva Nicæensis, Allioni ; lieux incultes, secs. Mai-octobre.
Niola permixta, Jord.; haïes et buissons (B.). Mars, avril.
Spiræa filipendula, L. ; les prés (1). Mai, juin.
Leontodon hastile, L. : les prés. Juin-septembre.
Cirsium bulbosum, De. ; les prés humides. Mai, juin.
Avena pratensis, L. ; les prés secs. Juin, juillet.
…Mentha sylvestris, L.; les prés frais. Juillet-septembre.
Chærophiilum sylvestre, L. (Anthriscus sylvestris, Hoffm.); les haies. Mai, juin.
Œnanthe pimpinelloides, L. ; les prés. Juin, juillet.
Sherardia arvensis, L. et var. flore albo (Sher. neglecta, Guep.); coteaux calcaires (G.). Mai-octobre.
Carduus pyenocephalus, Jacq.; bord des chemins, des murs. Mai, uin.
Achillea millefolium, L. (Var. À. setacea, W. Kit.). Coteaux calcaires. Juin-septembre.
Origanum megastachyum, Link. var. Vérens, épis verdàtres. Coteaux calcaires. Juillet-septembre.
Nymphæa Milleti, Bor. (N. Alba var. rosea, Millet, Comice hort. de M. et L., t. LIL, p. 131). Le Layon (2). Juin-août.
(4) Avant et après le Pont-Barré, jusqu’à Saint-Pierre-de-Chemillé. (2) Cette superbe plante occupe, en général, toute l'étendue du Layon. On la “rencontre aussi dans quelques étangs. Les marais et fossés marécageux des praimes de la Baumette nourrissent aussi cette nymphéacée.