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LE LAYON

Le Layon traverse une partie de l'arrondissement de Saumur et de celui d'Angers. Il prend naissance dans les Deux-Sèvres, aux environs de la Fougereuse, et s'accroît successivement des nombreux filets d’eau venant de différents points jusqu’au vaste étang de Cléré. Il se dirige ensuite vers Passavant, en se grossissant des nombreux ruisseaux qu’il rencontre sur sa route. Coulant d’abord du Sud-Est au Nord-Est, sur une ligne à peu près droite, jusqu’aux Verchers, il fait ensuite un coude qui lui donne une direction nouvelle du sud-ouest au nord-ouest. Des Verchers il se rend vers Concourson, Saint-Georges-Châtelaison, Tigné, Martigné, Aubigné, Faveraye, Thouarcé, Faye, Rablay, Beaulieu, Saint-Lambert-du- Lattay, Saint-Aubin-de-Luigné, Chaudefonds, et arrive à Chalonnes où il se jette dans la Loire, après avoir parcouru, dans le département de Maine-et-Loire, une distance de 68 kilomètres en- viron, dont 50 depuis les Verchers.

Cette rivière fait tourner vingt- quatre moulins.

Affluents du Layon. — Un grand nombre de ruisseaux, venant de divers points et plus particulièrement de la rive gauche du Layon, forment les afflueuts plus ou moins considéraples de cette rivière, dont voiei les plus importants :

1° La Souère, ruisseau venant des Deux-Sèvres, et qui se jette dans le Layon à Nueil-sous-Passavant, après avoir parcouru, dans le département de Maine-et-Loire, une distance de 2 kilomètres environ.

20 Le Lys, connu aussi sous le nom de Rivière-de-Vihiers, se forme de divers ruisseaux venant des communes de la Plaine, de Coron et autres lieux; passe par Vihiers, le Voide, Montilliers et se rend au Layon, en se dirigeant sur la commune d’Aubigné, où il trouve son embouchure au-delà du moulin du Jeu.

Dans son cours, qui est d’environ 20 kilomètres, le Lys fait tourner sept à huit moulins.

3° L’Archizon, qui prend son origine vers la Salle-de-Vihiers, passe à Faveraye et se jette dans le Layon en decà de Thouarcé. Son cours, qui est de 12 à 13 kilomètres, fait tourner un seul moulin, le moulin du Corail, situé commune du Voide.

‘4° Le Gué-Gaultier, dont les eaux proviennent de Gonnord ainsi

que de la Salle-de-Vihiers, va se jeter dans le Layon en decà de Thouarcé. Son cours est de 10 à 12 kilomètres environ.

Le Gué-Gaultier fait tourner deux ou trois moulins.

ÿ° L'Hyrôme qui est formé d’un assez grand nombre de petits ruisseaux qui lui viennent de Saint-Georges-du-Puy-de-la-Garde, de la Chapelle-Rousselin, de Saint-Lezin et autres lieux des environs de Chemillé, passe à Chanzeau et se jette dans le Layon au Pont-Barré. L'Hyrôme fait tourner vingt-sept moulins.

6° Sur la rive droite se présente le Douet qui est formé de plusieurs ruisseaux, dont un, plus considérable, prend naissance à la fontaine même ‘de Doué. Ce ruisseau recoit les eaux de plusieurs autres ruisseaux venant de Denezé et de Louresse, et se Jette ensuite dans le Layon à la Raguenière, commune de Tigné. Le Douet fait tourner un certain nombre de moulins.

Obs. Quant au canal du Layon, qui porte aussi le nom de canal de Monsieur, ce n’est autre chose que le Layon lui-même, mais élargt, approfondi, nettoyé et rendu navigable au moyen de vingt- Rive écluses espacées convenablement depuis Saint-Georges-

hâtelaison jusqu’à Chalonnes, où il verse ses eaux dans la Loire, après avoir parcouru une distance de 43 kilomètres environ.

Ce canal, de huit mètres dans sa moyenne largeur, fut entrepris pour le transport du charbon de terre provenant des mines de Saint- Georges-Châtelaison. Les travaux commencèrent en 1774, et en 1779 il put être livré à la navigation. Mais les troubles survenus pendant la révolution, en mettant obstacle à l’extraction et au commerce du charbon de terre, firent abandonner l’entretien et la surveillance de ce canaï, qui finit par tomber en ruines où à être tellement dégradé, que son lit se remplit de vâse et d’herbiers de toute espèce, de manière à lui ôter tout moyen de navigation. Cependant, tel qu’il est et se présente maintenant, ce canal, avec peu de irais — comparativement toutefois à ceux qu’il a dù occasionner dans le principe — pourrait être rendu à la navigation. Mais toutes les routes s’étant embellies et l'opportunité n’existant plus, 1l est bien à croire que ce canal restera encore longtemps dans l’état où 1l se trouve maintenant.

Ponts sur le Layon.—Indépendamment des écluses qu’il a reçues sur son canal, le Layon est traversé par seize ponts en pierre, savoir : un à Cléré, un à Nueil, trois dans la commune des Verchers Echenilly, les Verchers et Laveau), deux à Concourson, deux à Saini-Georges-Chätelaison, un à Aubigné, un à Faveraye (le pont de Mâchelle), un à Thouarcé, un à Rablay, un à Beaulieu (le pont Barré), un à Saint-Aubin-de-Luigné et un à Chalonnes.

Productions naturelles,

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