II. — ANIMAUX INVERTÉBRÉS
1° Animaux mollusques.
Notre troisième édition des Mollusques terrestres et d’eau douce de Maine-et-Loire, qui a paru en 1854, nous a servi pour distinguer les mollusques vivants de cette contrée.
20 Animaux articulées.
Ces animaux comprennent les insectes, les arachnides, les crustacés et les annélides.
Les insectes fournissent, savoir :
Les coléoplères, animaux indiqués d’après les onvrages ciaprès :
Iconographie et histoire naturelle des coléoptères d'Europe, par M. le comte Dejean et M. J.-A. Duval, continuée par M. le D' Aubé. — Faune entomologique de France, par M. Léon Fairmaire et M. le D' Laboulbène. — Genera des Coléoptères d'Europe, par M. Jacquelin du Val. — Ces deux derniers ouvrages, que nous aurions suivis pour la nomenclature et la classification des coléoptères, s'ils eussent été terminés, ont été
remplacés pour cet effet par le Cataloqus coleopterorum Europe, du D' Schaum, editio secunda, 1862.
Les orthoptères, les hyménoptères, les hémyptères, les diptères et les myriapodes sont indiqués d’après les ouvrages connus sous le ütre collecuf de Suites à Buffon. Mais les névropières, en outre, se rapportent pour une partie à l'ouvrage ci-après : Revue des Odonaies ou Libellules d'Europe, par M. Edm. de Selys-Longchamp.
Enfin, les lépidoptères sont nommés et classés d'après l’Zndex .methodicus de M. le D' Boisduval, moins toutefois les microlépidoptères, que cet auteur n'a pas compris dans son travail, et pour lesquels nous avons eu recours à la classification suivie par M. Duponchel, dans son grand ouvrage sur les lépidoptères de France.
Les arachnides sont indiquées d’après les ouvrages de M. le baron Walkenaer et Paul Gervais : Suites à Buffon.
Pour les crustacés, notre travail sur les animaux de cette classe inséré dans la seconde parte de la Faune de Maine-et- Loire, nous à servi pour la distinction des espèces, travail basé sur la quatrième méthode de Latreille, adoptée et insérée dans le Règne animal de Cuvier.
La Monographie des Annélides, par M. Moquin-Tandon, a été notre guide.
3° Animaux rayonnés ou Zoophytes.
Ces animaux, comprenant les polypes, les spongiaires, elc., sont indiqués d'après l'ouvrage de M. de Lamarck: Animaux sans vertèbres.
Archéologie, Histoire.
Par rapport à l'archéologie ainsi qu’à l’histoire, la majeure parte des choses et des faits qui s’y rattachent ayant été vus, examinés et commentés par d'anciens historiens ou autres de différents âges, nous avons dû recourir aux ouvrages qu'ils ont
publiés sur ces diverses matières. Dans ce nombre, nous citerons plus particulièrement : de Jean Bourdigné, chanome d'Angers, mort en 1555, son Æhstoire d'Anjou et du Maine; n-fol., Angers, 1529 (1);
De Claude Robin, docteur en théologie, curé de St-Pierre, elc., le Camp de César au village d'Empiré, m-12, Saumur, 1764;
De J.-F. Bodin, correspondant de lInstitut, etc., les Recherches historiques sur Saumur et le Haut- Anjou ; 2 vol. in-8°. Saumur, Degouy aîné, 1821, ainsi que les Recherches sur Angers et le Bas: Anjou ; 2 vol. in-8°. Saumur, Degouy aîné, 1823.
Les manuscrits historiques de l'abbé Rangeard, provenus de la succession de M. T. Grille, ancien bibliothécaire et acquis par la ville, fournissent aussi des faits qui se rattachent à l’histoire de ce pays.
A ces ouvrages d’une époque assez reculée, nous en ajouterons de plus modernes, savoir: 4° l’4njou et ses monuments, par M. Godard-Faultrier,, 2 vol. in-8°. Angers, 1839 et 1840 ; — 2° Angers putoresque, par MM. Tardif et El. Lachèse ; 1 vol. grand in-4°. Angers, 1843 ; — 30 enfin, le Répertoire archéologique de l’Anjou, publié par la Commission archéologique du département de Maine-et-Loire, l’une des sections de la Société impériale d'agriculture, sciences et arts d'Angers.
Industrie.
Pour l’industrie, les renseignements qui s’y rattachent sont ou le fruit de nos recherches, de nos observations particulières, ou bien le résullat des communications qui nous ont été faites par des personnes en position de nous en fournir de certaines, de positives et comme celles que les archives de la préfecture et de la mairie nous ont procurées. Néanmoins, ces renseigne
(1) Cet ouvrage curieux, étant devenu rare, M. le comte de Quatrebarbes, dans l'intérêt de l'archéologie, l’a fait réièmprimer à ses frais,
ments nous ayant été donnés à des époques qui se trouvent plus ou moins éloignées du moment où nous écrivons, il est à penser — malgré toute l'attention apportée à ce genre de recherches — que dans cet intervalle de temps, quelques nouveaux établissements se sont formés, sans que nous en ayons eu Connaissance.
D’après ce qui précède, on voit que les moyens d’action ne nous ont pas manqué et qu'il ne fallait plus, pour les mettre en œuvre, que chercher le plan qu'il convenait d'adopter.
Pour arriver à ce but désirable, nous avons pensé que l'indication par communes des divers objets que chacune d'elles peut renfermer devait être préférée à tout autre mode, puisque, dans uu temps donné et le plus court possible, il devient facile de $e faire une 1dée exacte de tout ce qui s’y trouve indiqué (1). Ce moyen en outre, en présentant cet autre avantage non moins puissant, de montrer ainsi les objets sur les lieux mêmes où la nature ou la main de l’homme les a placés, ajoute encore à cette
considération.
En résultat, si nous sommes entré dans des détails aussi circonstanciés que ceux auxquels nous nous sommes attaché, el comme un voyageur qui raconte ce qu'il a vu, ce qu'il a fait pendant le cours de ses pérégrinations, c’est qu'il était nécessaire, indispensable même, de faire remarquer que tout ce qui est indiqué dans ce travail, n’y a point été mis au hasard ou sous de faux renseignements ; qu'il a bien fallu en outre employer tous les moyens dont nous nous sommes servi et prendre aussi le temps nécessaire pour rassembler tant d'éléments divers, épars ou disséminés sur toute l'étendue de ce département, mais que l'ordre et la méthode ont su garder de toute confusion.
(1) A cette occasion, nous devons faire remarquer que si toutes les comtiunes, dans cet ouvrage, ne présentent pas d'indications pour des plantes ou bien des animaux, c’est que toutes aussi n’en produisent, ou que de vulgaires que l’on rencontre partout, ou bien d'espèces semblables à celles des communes environnantes ; ou bien encore que ces localités n'ayant pas été visitées en saisons convenables, il n’a pas été possible d’en préciser les plantes et les animaux,
Enfin, en publiant cet ouvrage de patience et de recherches infinies — qui d’ailleurs est écrit sans autre prélention que celle que peut donner le désir d’être utile à ses concitoyens — nous désirons, tout en faisant connaître les productions naturelles et autres objets que renferme ce département, que cette élucubration puisse profiter à l'observateur qui voudra former des collections dans cette contrée, ou seulement la visiter sous d’autres rapports, en lui donnant un guide sûr, invariable et commode, qui le conduise en quelque sorte par la main, lui montre
le chemin qu'il doit suivre, l'endroit où il doit s'arrêter.
DE
L'étude de la nature est celle qui nous rapproche le plus du Créateur.