CHAPITRE I. — ARCHÉOLOGIE
La Pierre du eog:
Monument celtique que nous croyons devoir rapporter à un STONHATCHED (pierre taillée), à raison de sa manière d’être, des caractères qui s’y rattachent et que voici : Stonhatched : Pierre verticale percée de part en part. Ce monument est le seul de ce genre que l’on puisse citer dans le département de Maine et Loire. Il est formé d'un seul bloc de grès, et percé à son sommet d’un trou foré verticalement, d’environ qustre centimètres de diamètre, et dont la sonde atteint un mètre environ de profondeur. Sa hauteur au dessus du sol est de deux mètres soixante centimètres ; sa largeur de un mètre cinquante et son épaisseur de quarante-cinq centimètres. Sa forme, au reste, assez irrégulière , est reproduite, pl. 62.
La Pierre du Coq est située non loin du château de la Grifferaye, dans un bois faisant partie de la petite forêt de Baugé, et à peu de distance de la grande route (1).
À quelques mètres de ce monument se trouve une autre pierre de grès, qui, comme la première, est percée à son sommet, mais elle git en terre à une petite profondeur, ayant été renversée par une cause que nous ignorons et recouverte par l’exhaussement du sol, ou bien n’ayant pas encore recu sa destination ?
Une troisième pierre, peu distante des deux premières, mais
(1) D’après un dicton populaire, la Pierre du coq fait un tour sur elle-même lorsqu'elle entend le coq chanter. I n’en a pas fallu davantage pour lui avoir fait donner le nom sous lequel ce monument celtique est désigné dans le pays.
Cette légende ou tradition énigmatique, que chacun explique à sa manière, ne signifie pas autre chose, selon nous, que : cette pierre n’entendant et ne pouvant entendre le coq chanter, il en résulte qu’elle ne tourne pas sur elle-même puisqu’elle n’a pas rempli la condition sine qua non d’avoir entendu le coq chanter.
Comme on le voit, cette espèce de contradiction peut se classer avec beaucoup d’autres jeux de mots de même nature répandus dans les campagnes et qui se conservent par tradition. La Pierre-Frite de la commune d’Armaillé ne possède-t-elle pas une horloge que l’on entend sonner en approchant l'oreille de très près, ce qui d’ailleurs ne manque pas d’arriver au trop crédule curieux, auquel le démonstrateur fait choquer la tête contre ce monolithe ?
Les cinq clochers de l’église du Puy-Notre-Dame avec leurs trois cents cloches pos sans cloches) ne rentrent-ils pas encore dans cette catégorie de jeux de mots? etc,
celle-ci non trouée et moins élevée que la Pierre du Coq, est comme elle placée verticalement. (Voy. même fig.)
Ces trois pierres formaient-elles dans le principe un groupe, une réunion dont l’ensemble püt avoir une siguification ? Nous laissons à plus savant que nous le soin de répondre à cette question.
Eglise d'Echemiré-Rigné.
Les archéologues citent le chœur de cette église pour sa singularité, ainsi que l’époque de sa construction. Il en est de même pour église qui est antérieure au IXe siècle. Voy. au reste, l’Anjou et ses Monuments.
Dans le bourg de cette commune il y avait autrefois un prieuré.