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FORÉTS DE L'ÉTAT

(CANTON ET ARRONDISSEMENT DE BAUGÉ

Les forêts de l'Etat, dont l’origine remonte à l’époque où cellesci formaient un des apanages des ducs d'Anjou, sont maintenant réduites à trois pour le département de Maine et Loire, par suite d’aliénations faites à des époques plus ou moins éloignées.

Ces forêts, situées à l’est de Baugé, forment par leur position géographique une espèce de triangle qui, sans les réunir positivement, les rapproche entre elles ; nous les comprendrons en un seul et même article ainsi subdivisé :

1° La forêt de Chandelais, ou Grarde Forèt de Baugé ; 20 La forêt de Monnoie; 3° La forêt de Pontménard.

Ces trois forêts, qui présentent un ensemble de 1,781 hectares 38 ares, sont réglées par coupes de cent ans.

Un garde général résidant à Baugé, ainsi qu’un brigadier forestier demeurant à Pontigné, sont chargés de l’administration et de la surveillance de ces forêts.

$ 4°. — Forêt de Chandelais ou grande forêt de Baugé.

Cette forêt est située entre Baugé, Pontigné, Lasse, Auverse, le Guédeniau et Bocé. Elle forme un massif de 1,450 hectares, dont la forme est angulaire et allongée.

Elle repose dans la vallée de Chanzelle, pour les deux tiers de sa longueur, sur la craie-tuffeau, qui se dirige ainsi de l’est à l’ouest. Des caves assez étendues ont été pratiquées dans cette roche pour en extraire le tuffeau, qui est blanc, mais souvent taché de rouille, résultat de la décomposition des pyrites.

Au-dessus de cette formation se présente l'étage sénonien qui se décèle par des fossiles représentant des ficoïdes (Siphontia ficoidea, Mich. ; S. lycoperdites, d’Orb., etc.)

Le calcaire d’eau douce occupe, vers [e nord, une certaine étendue de cetle forêt. Enfin, des grès arénacés s’y montrent également, et plusieurs petits étangs s’y font aussi remarquer.

Cette grande forèt est percée d’un certain nombre de routes larges et parfaitemententretenues, qui toutes arrivent à trois ronds-points principaux, savoir : le rond-point de la Colonne, celui de Napo-

léon et le rond-point du Theil.

1° Le rond-point de la Colonne est ainsi nommé à raïson d’une colonne qui en occupe le centre.

Cette colonne, de trois mètres ou environ de hanteur totale et d’un mètre vingt-cinq centimètres de circonférence, est construite en pierre de Rairie, sauf le socle qui est en grès. Elle est surmontée d’un très-gros giand en tôle.

Elle a été placée ainsi en 1830, sans autre but que celui de servir à marquer d’abord un point de centre d’où partent les routes dont nous venons de parler, qui, pour ce rond-point, sont au nombre de

sept; puis de recevoir, comme un poteau indicateur, le nom des principales communes auxquelles elles arrivent ; c’est du moins ce que lon est porté à croire en voyant sur les quatre faces du chapiteau les indications suivantes, gravées en caractères ineffaçables :

ROUTE DE PONTIGNÉ AU GUÉDENIAU ; ROUTE DE BAUGÉ A AUVERSE, etc.

2° Le rond-point Napoléon, d’où partent cinq routes, a reçu le nom qu'il porte, à l’occasion d’un chêne que le garde général, M. Chaussée, fit planter au centre de ce rond-point, afin de rappeler l’époque de la naissance du roi de Rome.

Ce chène, qui pouvait avoir, lors de sa plantation, la grosseur du bras, présentait en 1858 un mètre vingt-cinq centimètres de circonférence.

3° Enfin, un troisième rond-point, où aboutissent aussi plusieurs routes, porte le nom de rond-point du Theil.

Cette forêt a pour essences principales le chêne pédonculé et le hêtre, ce dernier peut-être pour un quart. On y rencontre aussi le chène pubescent, etc. Son aménagement montrant des bois de cent ans, il en résulte qu’elle fournit un grand nombre de plantes, sur-

tout parmi les cryptogames, ainsi que des animaux de ditférentes classes.

* Plantes de la forêt de Chandelais.

Phanérogames.

Veronica montana, L. ; lieux frais et ombragés (M.). Mai.

Lonicera caprifolium, L. var. pallida, Host.

Scirpus tabernæmontanus, Gmel. ; tige de moitié moins épaisse que celle du Scirpus palustris ; étang des Jones (M.).

Juncus squarrosus, L.; bord de l'étang des Jones (M.).

Carex pilulifera, L. ; parmi les buissons, etc. Mai, juin.

— PHARE, L. ; lieux frais, herbeux, etc. Mai, juin.

ulva, Good. ; lieux humides, etc. Mai, juin.

Ranunculus nemorosus, De. (R. polyanthemos, L. var.). Juillet.

Androsæmum officinale, Allioni. Juillet.

Aira cœspitosa, L. Eté.

Avena pratensis, L. Eté.

— sulcata, Gay. Eté.

Cardamine amara? Var. ou hybr. du C. pratensis et du C. amara? 11 FERRÉ

Nymphæa:alba, L. Var. minor; étang du Bouchet (A. B.). Eté. (feuilles de sept à huitcentimètres de diamètre ; fleurs deux tiers moins grandes que dans le type.)

Coronilla emerus, L. ; mélangée avec les pervenches. (A. B.) Maï: Polygala calcarea, Schultz. Plusieurs variétés. (M.) Avril-juin.

Cryplogames croissant à terre.

Polystichum cristatum, R6th. (fougère.) — thelypteris, Rhot. (/ougére.) — filix mas, Rhot. (fougère.) Blechnum spicant, Smith. (fougère.) Athyrium filix fœmina, Roth. (fougère.) Amanita aurantiaca, Pers. (oronge) ; comestible. Automne. — MuSCarla, Pers. (fausse oron qe): vénénenx. — venenosa Pers. (Agaricus bulbosus, Bull.) ; vénéneux. Plusieurs variétés.

Agaricus procerus, Pers. (A. colubrinus, Bull. — vulgairement Potiron); comestible. | — edulis, Bull. (A. comestible. — A. campestris, L.); comes= tible.

— albellus, Schæff. (4. mousseron) ; comestible. — tortilis, Decand. (A. faux mousseron) ; comestible. — sulfureus, Bull. (A. soufre); vénéneus — piperatus, Pers. (A. poivré. — À. acris, Bull.); vénéneux. — necator, Bull. (4. meurtrier); vénéneux.

— sanguineus, Bull. (4. ruber, De.); vénéneux. — murinaceus, Bull.

— pixidatus.

Geaster hygrometricus, D. C.

Cantharellus cibarius, Fries (Agar. cantharellus, L.); comestible. Boletus edulis, Bull. (B. esculentus, Pers.) ; comestible. — piperatus, bull.

— scaber, Bull.

Hydnum sinuatum, Bull.

Clavaria coralloides, L.

— amethystea, Bull. — Atl, pl, 45.

Helvella mithra, L.

Cryptogames croissant sur les arbres.

Boletus ungulatus, Bull. (Polyporus fomentarius, Fries.) Cest avec cette espêce que l’on fait l’amadou. | Usnea barbata, Dill. De. (Lichen barbatus, L.); sur les vieux arbres ; se trouve aussi dans la forêt du Petil-Jard QE ÿ — plicata, Ach.

Cystrotema labyrinthiformis (Agar. labyrinthiformis, Bull.) Xilostoma gigantea.

Hypoxilon cornutum.

Parmelia pulchella, Ach.

Dædalea variegata, Fries ; sur le hêtre.

Lecanora sophodes, Achar. var. ; sur le tronc des hêtres. Pertusaria communis, Dec. ; sur le tronc des hêtres.

** AmimMAUX.

Mammifères.

Rhinolophus unihastatus, Geoff.;

dans les caves à tuffeau.

— bihastatus, Geoff. ; dans les caves à tuffeau.

Vespertilio murinus, L.; dans les caves à tuffeau.

— noctula, L.; dans les caves à tuffeau.

— serotina, L.; dans les caves à tuffeau.

— emarginatus, Geoff. ; dans les caves à tuffeau.

Blaireau (Meles vulgaris, Desm.) Marte commune (Mustela martes, L.). — hermine (M. erminea, L.).

— belette (M. vulgaris, L.).

Renard (Canis vulpes, L.).

Ecureuil (Sciurus vulgaris, L.).

Chevreuil (Cervus capreolus,L.).

Introduit dans les trois forêts de l'Etat depuis quelques années seulement.

Oiseaux.

Moyen due (Strix otus, L.).

Grand duc (Strix bubo, L.).

Deux individus seulement y ont été vus.

La hulotte (Strix aluco, Meyer.)

Faucon émerillon (Falco æsalon, Tem.).

Faucon hobereau (Falco subbu-

teo, L.).

— cresserelle (F.

lus, L.).

Aigle Jean-le-Blanc (Aquiïla gallica). Niche quelquefois.

Autour (Astur palumbarius).

Niche quelquefois.

Milan ( Milvus regalis, Viell. } Niche quelquefois.

Buse-bondrée (Buteo apivorus, V.). Niche quelquefois.

Buse patue (Buteo lagopus, V.).

À niché une ou deux fois.

Buse comraune (Buteo commu nis. T.). Niche chaque année.

Pic cendré (Picus canus, Gm.).

Niche chaque année.

Pic mar. (P. medius, L.). Niche chaque année.

Pic épeichette (P. minor, L.).

Niche chsque année.

Pic épeiche (P. major, L.). Niche chaque année.

Gobemouche gris ( Muscicapa grisola, L.). Niche chaque année. — Deux autres gobemouches : les Muscicapa albicollis, Tem., et luctuosa, T., ne font que passer au printemps et à automne (1).

Grive (Tardus musicus, L.). Niche chaque année.

Merle à plastron (Turd. torquatus, L.). Ne niche pas.

tinnuncu-

(1) Ces deux oiseaux appartiennent à la même espèce; le second, à raison de son âge peu avancé, n'ayant pas acquis le collier blanc complet qui distingue le

premier.

Fauvette à poitrine jaune (Sylvia hippolais, Lath.). Niche.

Pouillot siffleur (S. sibilatrix,

Lath.). Niche.

P. fitis (S. trochilus, Lath. ).

Niche.

P. veloce (S. rufa, Lath.). Niche.

P. natterer (S. nattereri, Tem.).

Niche.

Mésange petite charbonnière (Parus ater, L.). Niche.

M. huppée (P. cristatus, L.). Niche.

Lasoulcie (Fringilla petrona,L.).

Niche ?

Gros-bec (Fring. coccothraustes, Tem.) Niche?

Corbeau-freux (Corvus frugilegus, L.). Niche quelquefois, et toujours en société, sur les grands arbres.

Roitelet huppé ( Regulus cristatus, Viell.). Ne niche pas.

— triple-bandeau (R. ignica-

pillus). Ne niche pas.

Reptiles.

Couleuvre verte et jaune (Coluber viridiflavus, Lacep. ).

Cette couleuvre, qui n’a pu être saisie, aurait été vue plus particulièrement dans la forêt de Pontmenard (Ch.).

Grenouille commune (Rana esculenta, L. var.).

Mollusques.

Helix pomatia, L.; dans la partie calcaire.

— nitens, Mich.; parmi la mousse, au pied des arbres.

Vitrina pellucida, Drap. ; au

pied des arbres.

Clausilia rugosa, Drap.; sur le tronc des arbres.

Clausilia laminata, Turt.; sur le tronc des arbres, ainsi que dans la forêt de Pontmenard.

— nigricans, Jeff. ; sur letronc des arbres, ainsi que dans la forèt de Pontmenard. (L. Leg.)

Balea fragilis, Leach.; sur le tronc des arbres.

Insectes coléoptères.

Lebia chlorocephala, Duf. ; sous la mousse. Juin.

Carabus coriaceus, L. (Procrustes coriaceus, Bon.); à terre.

— intricatus, L. (C. cyaneus, F.) ; au pied des arbres.

— violaceus, L. var. purpurascens, F.; au pied des arbres.

— hortensis, L.; au pied des arbres. | — catenulatus, Scop. ; au pied des arbres.

— cancellatus, Fab. ; au pied des arbres.

Calosoma sycophanta, L.; sur les arbres.

Cychrus rostratus, L.; parmi la mousse,aupieddesarbres.(M.) — elongatus, Hoppe. var. du précédent (M.); habite aussi la forêt de Pontmenard.

Spondylis buprestoides, L. ; sur les arbres.

Doreus parallelopipedus, L. ; sur le tronc des chènes.

— oblongus, Muis. ; sur le tronc des chênes. Rare.

Emus hirtus, L. (De J.) Endomychus coccineus, L.

Lycoperdina bovistæ, F.

Ces deux dernières espèces … dans les champignons.

Dorcadium fuliginator, L. var.

à élytres grises ; à terre.

Strangalia revestita, L. ; sur les | Satyrus Phædra, L. fleurs. — Hermione, L.

Cicendela sylvatica, L. ; à terre. | — Dejanira, L.

Melolontha hippocastani, Fab. | Aglia tau, L.; dès la fin de mars. Mai. (M. |

Triplax melanocephala, Lac. ; La a vit sur le hêtre de dans les champignons. préférence (1).

— russica, L.; dans les cham- | Ophiusa lunaris, Fab. ; parmi les

pignons. herbes.

Chrysochus pretiosus, F.; sous | Brephos parthenias, L.; le mâle les écorces. (M.) vole pendant le jour.

Geometra papilionaris, L.

Metrocampa margaritaria, L.

Argynis aglaia, L. Urapteryx sambucaria, L.

Melitæa artemis, Fab. Ennomos angularia, W. V.

Insectes lépidoptères.

$ 2. — Forêt de Monnoie ou forêt de Mouliherne.

La forêt de Monnoiïe est située entre Mouliherne, Jumelles, la Lande-Chasles et Saint-Philbert-du-Peuple, Elle présente un ensemble de 250 hectares.

Le sol sur lequel elle repose appartient aux alluvions anciennes.

Cette forêt, comme les autres forêts de l’Etat, présente des routes bien entretenues et d’un usage indispensable pour l’exploitation de ses bois.

Elle est traversée par le ruisseau du Raciné, qui lui vient de la Lande-Chasles pour se jeter dans le Latan.

La forêt de Monnoie a pour essences principales le chène sessile (Quercus sessiliflora, Sm.), ie chène pedonculé (Quercus pedunculata, Ehr.), le chène pubescent (Quercus pubescens, Willd.), le hêtre (Faqus sylvatica, L.), le charme (Carpinus betulus, L.) ; ces deux dernières espèces y sont pour un quart environ. Enfin, l’orme pedonculé (Umus effusa, Willd.) s’y rencontre aussi, mais en petite quantité, et plus particulièrement vers la Grande-Planche, canton du Billot.

* Plantes de la forêt de Monnoie.

Convallaria majalis, L. ; lieux ombragés. Ma. Veronica montana, L. ; lieux frais et ombragés. Avril, mai.

Anthericum plamfolium, L. Mai.

(1) C’est en 1811, en compagnie de M. Bastard, que, dans cette forêt, nous fimes, pour la première fois, la capture de ce bel et rare insecte.

Lychnis diurna, Sib. | Asperula odorata ? L. ; lieux ombragés. Mai.

Ranunculus nemorosus, De. — var. R. polyanthemos, L. Eté. Milium cffusum, L.; lieux ombragés. Mai.

Scirpus sylvaticus, L. ; lieux frais. Mai, juin. Allium ursinum, L. ; lieux frais et ombragés. Avril, mai. Galeobdolon luteum, Huds. ; lieux frais et ombragés. Mai. Cardamine impatiens, L. ; près le ruisseau du Raciné. Mai, juin. — sylvatica, Link. ; près le ruisseau du Raciné. Mai. Valeriana officinalis, L. ; près le ruisseau du Raciné. Mai, juin. Ribes rnbrum, L. ; près le ruisseau du Raciné. Avril. Osmunda regalis, L. ; près le ruisseau du Raciné. Polystichum dilatatum, Roth. ; près le ruisseau du Raciné. — filix mas, Roth.; près le ruisseau du Raciné. Athyrium filix femina, Dec. ; près le ruisseau du Raciné. Blechnum spicant, Smith. ; près le ruisseau du Raciné.

LES

Animaux.

Mammifères.

Les mammifères de cette forêt appartiennent pour la plupart aux espèces que fournit la forêt de Chandelais ; mais toutes les espèces de chauves-souris ne s’y rencontrent pas, n’ayant point de caves à tuffeau pour s’y retirer.

Oiseaux.

Quant aux oiseaux, 1ls appartiennent également aux mêmes espèces que ceux que recèle la forêt de Chandelais, et l’on peut dire que dans la forêt de Monnoie, il est des espèces qui préfèrent s’y retirer.

Mollusques.

Limax maximus, L., var. obscurus ; au pied des arbres, etc. Succinea putris, Blainv. ; bord des eaux.

— Pfeiferi, Rosm. ; bord des eaux.

Hehx pomatia, L.

Clausilia laminata, Turt. ; sur le tronc des arbres, près de la Grande- Planche.

— nigricans, Jeffr.; sur le tronc des arbres, près de la Grande- Planche, (M.)

Insectes coléoptères.

Carabusintricatns, L. (C. cyaneus, F.) ; au pied des arbres, sous la mousse. (M.)

Carabus monilis, F. var. affinis, Panz. ; au pied des arbres, sous la mousse. (M.

— granulatus, L.; au pied des arbres, sous la mousse. (M.) — catenulatus, Fab ; au pied des arbres, sous la mousse. (M.) Cycrus restratus, L.; parmi la mousse, au pied des arbres. (M.) Rare.

Anchomenus longiventris, Mannh. ; sous les pierres, ete. Rare. Pyrochroa rubens, Fab. ; lieux frais, sur le tronc des arbres, près de la Grande-Planche. Juin. Rare. (M.

Platycerus caraboides, L. ; sur le chêne, etc. Maï. (M.)

Obs. Cette forêt n’a pas été étudiée suffisamment sous le rapport des insectes, car tout porte à croire que les espèces, dans cet ordre d'animaux, sont nombreuses, et qu’elle en recèle un bien plus grand nombre de rares que celles que nous y avons rencontrées.

$ 3. — Forêt de Pontménard.

La forêt de Pontménard, située entre Linières-Bouton et le Loroux, est la moins étendue des trois forêts de l'Etat : elle se compose de 81 hectares 38 ares,

Le sol sur lequel elle repose appartient aux alluvions anciennes, et comme les autres forêts de l’État, elle est percée de routes bien entretenues.

Elle a pour principale essence le chêne pédonculé (Quercus pedunculata, Ehr.\, le chêne tauzin (Quercus toza, Bose.), le hêtre (Faqus sylvatica, L.).

Plantes et Animaux.

Les plantes et les animaux de cette forêt appartiennent aux espèces que l’on rencontre dans celle de Monnoiïe. Mais 1l est bon de faire remarquer que certains oiseaux de proie préfèrent la forêt de Pontménard pour y construire leurs nids.

En 1841, deux femelles de l’aigie Jean-le-Blanc ont été tuées dans cette forêt; et deux femelles encore, mais de l’aigle botté, y ont subi le même sort.

C’est avec un sentiment de peine et de regret que nous citons ces faits ; car ce n’est pas en agissant ainsi, en tuant les femelles de ces oiseaux rares et curieux, qu’on peut espérer de fixer dans ces lieux lesespècesauxquelles ils appartiennent : les mâles ainsi désaccouplés s’en éloignent pour n’y plus revenir, même l’année suivante avec les nouvelles compagnes qu’ils se sont choisies.

FORÈT DE CHAMBIERS

(ARRONDISSEMENT DE BAUGÉ, CANTON DE DURTAL

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