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CRUSTACÉS

Hippolyte Desmarestii, Millet (Caridina Desmarestii, Joly). Commun dans le Layon où il devient la pâture des poissons et peutêtre encore du Rat d’eau (Arvicola amphibius, Desm.), qui habite des terriers aux bords du rivage.

INSECTES NÉVROPTÈRES.

Libelluia fulva, Müll.

— erythræa, Brulé.

— sanguinea, Müll.

Anax formosus, Vand.

Gomphus pulchellus. De Sel.

Æschna pratensis, Müil.

/Æschna irene, B. de Fons. Lestes virens, Charp. Calopterix splendens, Harr. — viridis, Vanderl]. Platycnemis pennipes, Pall. — barbara, Fab.

— acutipennis, De Sel, Agrion elegans, Vanderl. Lestes sponsa, Hans. — viridulum, Charp.

PLANTES

Nymphæa Milletu, Bor. (N. alba, L. var. rosea, Millet). Dans toute l'étendue du Layon, soit par localités, par groupes, ou bien mélangé avec les N. alba et lutea.

Cyperus longus. L.; bords du Layon.

Carex divisa, Huas.; bords du Layon.

Althæa officinalis, L.; bords du Layon.

Spiræa fiipendula, L.; les prés riverains du Layon.

6° L'EVRE.

Cette petite rivière, connue aussi sous le nom d’Eve par les habitants du pays, traverse, en suivant une ligne fort tortueuse, dans la direction du Sud-Ouest au Nord-Ouest, une grande partie de l’arrondissement de Cholet. Elle se forme de nombreux ruisseaux qui lui viennent des environs de Vezins, Nuaiïllé, Cholet, etc. Elle passe sur les communes de Trémentines, du May, de la Jubaudière, de Jallais, de Beaupreau, de la Chapelle-du-Genèêt, du Fief-Sauvin, de Montrevault, de Saint-Pierre-Montlimart, de Saint-Remy-en- Mauges, de la Chapelle-Saint-Florent, et arrive ainsi au-delà du bourg du Marillais, où elle se jette dans la Loire, après, toutefois, s’être grossi progressivement de toutes les eaux qu’elle a reçues sur sa route, et particulièrement de la Vrème, petite rivière qui prend naissance à l’étang des Bernardières (commune de Saint-Macaire) et fait sa jonction avec l’Evre, au moulin Chevreaux, à l’ouest de Beaupreau.

L’Evre, par le volume de ses eaux, présente, dès Montrevault, aspect d’un cours d’eau assez considérable pour engager à lui faire porter bateau ; mais elle n’est réellement navigable, et au moyen de deux barrages, que dans une étendue d’environ ÿ kilom., à partir de son embouchure. Elle fait tourner un grand nombre de moulins.

Ponts. — L’Evre est traversée par un certain nombre de ponts et de ponceaux : Trémentines en possède deux ; mais les communes ci-après : Le May, Jallais, Saint-Martin, Beaupreau et Montrevault, n’ont chacune qu’un seul pont.

Aspect de l'Evre et de ses bords. — Gette rivière est moins remarquable par le volume de ses eaux que par la longueur de son cours, les nombreuses sinuosités et multiplicités des contours qu’elle présente, ainsi que par la profondeur des vallées qui l’encaissent.

Cette manière d’être, tout en la faisant regarder comme étant pour le département de Maine-et-Loire, la rivière la plus tortueuse, la plus contournée et la plus gènée dans sa marche, doit en même temps la faire considérer sous le rapport des beautés naturelles ee la distinguent; elle présente dans son parcours les paysages les plus variés et les plus pittoresques.

7° LA DIVATTE.

La Divatte borne à ouest le département de Maine-et-Loire et sert en même temps, de ce côté, de limite au département de la Loire-Inférieure. Cette petite rivière prend naissance dans la commune de Saint-Christophe-de-la-Couperie (canton de Champtoceaux), traverse le Doré (village de la commune de la Boissière-du- Doré), etsuit, dans une étendue de 19 à 20 kilomètres, une ligne presque droite jusqu’à Saint-Sauveur-de-Landemont, où elle décrit une courbe. De ce point, elle s’écoule dans la direction du Sud- Ouest au Nord-Ouest, jusqu’à son embouchure, au-delà de la Varenne, où elle verse ses eaux dans la Loire. Mais arrivée ainsi au terme de son parcours, la Divatte prend le nom de Recourant, à cause de son cours qui se trouve suspendu à l’époque des grandes marées qui se font sentir jusqu’à ce point. Elle porte encore le nom de Boire-d’Anjou, parce qu’elle séparait autrefois l’Anjou du comté nantais. | |

Dans son trajet,la Divatte s’étend sur les communes du Doré, de la Boissière-du-Doré, de Landemont, de Saint-Sauveur-de-Landemont et de la Varenne. Elle est traversée par un pont à l’ouest de Gesté ainsi que par divers ponceaux, planches, etc.

Enfin, une plante des plus rares pour l’Anjou, l’?mpatiens noli tangere. L., croit sur les bords de la Divatte, où elle a élé rencontrée par M. Lloyd, ainsi que le Cardamine impatiens, L., plus répandu.

Obs. — Comme affluent direct de la Loire, la Divatte, qui vient de nous occuper, est la dernière rivière qui se présente sur la rive gauche de ce fleuve dans ce département. Néanmoins, pour compléter notre travail, par rapport aux rivières de la rive gauche, 1l nous reste encore à parler de la Sèvre-Nantaise et de la Moine, toutes les deux affluents de la Loire mais ayant leur embouchure hors de notre département. ;

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