CHAPITRE I. — INDUSTRIE
1° L’extraction du tuffeau occupe quelques ouvriers pendant l'hiver.
2° Au Bordelay, un four à chaux de construction très-ancienne — peut-être de deux cents ans d’existence — est alimenté avec le calcaire d’eau douce que fournit la carrière de Rabion, et chauffé au bois de sapin (pin du Mans).
Cette carrière fournit aussi le calcaire nécessaire à l'alimentation des fours à chaux de Mouliherne.
NOYANT (ARRONDISSEMENT DE BAUGÉ, CANTON DE NOYANT
Cette commune est située à l’est de Baugé, entre celles d’Auverse, Chavaignes, Denezé, Meigné et Méon.
ss SÉ
Un petit ruisseau, affluent de la Marcome, se trouve à l'est du bourg. Au centre de celui-ci passent les routes départementales de Saumur au Lude et d'Angers à Tours. et cette disposition ayant tracé de nouveaux alignements, il en est résulté quatre erandes et larges rues, qui bientôt, par de belles et nouvelles constructions, ont donné à cette localité l’aspect d’une petite ville.
Au reste, cette commune, dont le sol appartient à des calcaires de diverses formations, fournit, comme celles du mème canton, de bons produits agricoles.
Superficie : 2,742 hectares, dont 38 hectares 92 ares en vignes, et 120 hectares 42 aresen bois.
Population : en 1856, 1,448 habitants; en 1861, 1,518 habitants.
Bureau de poste : Noyant.
Distances : d’Auverse, 5 kil. ; de Chavaignes, 8 kil.; de Lasse, 8 kil. 1/2; de Denezé, 3 kil. ; de Meigné-le-Vicomte, 5 kil. ; de Méon, 2 kil.; du Lude, 14 kil. 1/2; de Baugé, 17 kil. ; d'Angers, 57 kil.
Foires : troisième mardi de carème, troisième mardi de juin et troisième mardi d’octobre.
Noyant est le siége d’une justice de paix, d’un notariat et d’un bureau d'enregistrement établi en 1862 ; la résidence d’une brigade de gendarmerie à cheval, d’un médecin et celle d’un percepteur pour les communes dont les noms suivent, savoir : Noyant, Méon, Meigné, Breil, la Pellerine, Auverse, Linières-Boulon et Parcé.