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PRÉS TOURBEUX ET MARÉCAGEUX SITUÉS AU-DESSOUS DES ÉTANGS DE CHAUMONT

Osmonda regalis, L. (fougère) ; lieux marécageux. Juin, août.

Blechnum spicant, Smith ; lieux ombragés. Juin-septembre.

Tetragonolobus siliquosus, Roth. (Lotus siliquosus, L.); prés humides. Mai-juillet.

Schænus nigricans, L.; marais. Mai-juillet.

Rhyncospora alba, Vahl.; marais. Mai-juillet.

Eriophorum latifolium, Hoppe.; marais. Avril, mai.

Pedicularis palustris, L.; marais. Mai-juillet. ;

Liparis Lœselii, Rich.; marais. Juin, juillet.

Epipactis palustris, Crantz.; marais. Juin, juillet.

Cirsium oleraceum, Scop.; marais. Juin-septembre.

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Drosera rotundifolia, L.; lieux spongieux. Juin-septembre. Pinguicula vulgaris, L.; lieux spongieux. Mai, juin. — Lusitanica, L.; lieux spongieux. Juin-septembre,

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Animaux divers,

Oiseaux.

Aux divers passages d’automne et de printemps, des oiseaux palmipèdes ou de rivage, en nombre plus ou moins grand, viennent visiter ou s'établir sur les étangs de Chaumont.

Cest sur l’un d’eux, couvert en partie de roseaux et autres plantes aquatiques, que chaque année (depuis huit à dix ans seulement) des hérons pourprés (Ardea purpurea, L.) au nombre de cinq à six couples, viennent établir leurs nids. — Ces nids spacieux, espacés les uns des autres de deux àtrois mètres, sont formés de buchettes placées, sans beaucoup d’art, sur les roseaux qui leur servent de support et à quelques pieds au-dessus de l’eau. Les œufs, peu nombreux, qu’ils reçoivent, sont bleus et se rapprochent beaucoup pour la forme et la grosseur de ceux du héron gris.

Obs. Si une surveillance incessante ne protége pas ces rares et beaux oiseaux — dont les œufs sont devenus la convoitise mal entendue de nombreux visiteurs — ils finiront par disparaître de ces lieux dontils sont un des ornements. |

Reptiles.

Parmi les reptiles, nous avons rencontré dans les landes la couleuvre lisse (Coluber austriacus, Gmel.) et le lézard à deux raies (Lacerta bilineata, Daud.).

Mollusques.

L'un des étangs recèle l’Anodonta subponderosa, Dup., et les landes sur quelques points présentent l’Helix ericetorum, Müll.

Insectes.

Quant aux insectes, ils n’ont donné lieu à aucune exploration scientifique ; seulement deux lépidoptères intéressants ont été remarqués dans cette commune : l’Apatura ilia, F., et le Satyrus hyperanthus, L.

CORNILLÉ

(ARRONDISSEMENT DE BAUGÉ, CANTON DE SEICHES

Cornillé est situé au nord-ouest de Mazé, entre cette dernière commune et celles de Corné, Bauné et Fontaine-Milon. |

Un ruisseau, affluent du Couasnon, dont les eaux lui viennent des étangs de Chaumont, coule du nord au sud dans un lit qu’il s’est creusé entre Cornillé et Bauné.

La route de grande communication d'Angers à Baugé passe au sud et sud-est de Cornillé.

Le bourg, situé dans une position agréable, est entouré de caves ou carrières d’où l’on extrait du tuffeau blanc.

Au sud se présente la rue des Caves, de 519 mètres de longueur. Cette rue, où se trouvent cinq belles habitations, est bordée de caves creusées dans le tuffeau : les unes servent de demeure, tandis que les autres sont réservées pour l'extraction de cette roche.

De cette localité, comme du nouveau cimetière établi sur le point culminant des environs du bourg, la vue s’étend au loin et l’on dé-

couvre facilement les coteaux de la Loire depuis Saumur jusqu'aux Ponts-de-Cé.

Nous citerons aussi une tour remarquable par son élévation comme par le motif qui a suggéré sa construction.

Dans les années 1833 à 1835 inclusivement, M. Florent Lemarié- Lepré, maire alors de la commune de Cornillé, voyant un certain nombre d’ouvriers sans travail, eut l’heureuse idée d’en occuper un grand nombre en leur faisant construire une tour d’une grande élévation, avec les matériaux que préalablement il leur fit extraire des caves ou carrières dont il vient d’être question.

Cette tour, élevée de 33 mètres 33 centimètres au-dessus du sol, est située à mi-côte sur un des points culminants du bourg et à l’extrémité d’une avenue, Cette manière d’être indique assez qu’elle est

ainsi placée pour faire un belvédère dépendant de l'habitation de M. Lemarié-Lepré. |

Cette construction, en tuffeau blanc et d’architeclure dorique, se

compose d’une base à six pans, sur laquelle repose le fût, qui est cylindrique et de cinq mètres de diamètre. Elle est surmontée d’un entablement et terminée par un dôme entouré d’une balustrade en fer.

Le premier étage de.cette tour est muni de quatre croisées placées aux quatre points cardinaux, le second de huit ouvertures plus petites, les deux autres étages ainsi que lescalier sont éclairés par des ovales ou autres petits jours.

Enfin, lorsque l’on est parvenu au sommet de cette remarquable construction, un panorama magnifique se déploie à l’œil de l’ob-. servaleur qui découvre un horizon immense, ainsi que toutes les villes, bourgs, aussi bien que la riche vallée de Beaufort, les coteaux de la Loire, etc.

Superficie : 1,038 hectares, dont 90 hectares 36 ares en vignes, et 131 hectares 15 ares en bois.

Population : en 1856, 584 habitants ; en 1861, 568 habitants.

Un notariat.

Bureau de poste : Corné.

Distances : de Mazé, 6 kil. 1/2 ; de Corné, 4 kil. 1/2; de Bauné, 2 kil. ; de Fontaine-Milon, 3 kil. 1/2; de Seiches, 10 kiïl.; de Baugé, 20 kil., d'Angers, 24 kil.

* Composition géologique.

Terrain crétacé : Etages cénomanien et turonien.

Toute l'étendue de cette commune appartient au terrain crétacé, où, dans l’étage turonien, des carrières de tuffeau blanc se font remarquer, soit autour du bourg, soit au-dessous de la Porchère.

‘* Plantes.

Lithospermum purpureocæruleum, L.; haies et buissons. Avriljuin.

Arum maculatum, L.; haies et buissons, feuilles naissant au prin-

temps. Avril, mai.

— italicum, Mill.; haies et buissons, feuilles naissant en automnue. Avril, mai.

Orchis purpurea, Hüds.; les haies, ete. Juin,

Nepeta cataria, L.; talus de fossés, pied des murs, etc. Juillet-septembre.

Campanula glomerata, L.; lieux incultes. Mai-septembre.

Inula salicina, L.; haies et buissons, etc. Juin-septembre.

Falcaria Rivini, Host. (Szum falcaria, L.); moissons, etc. Juilletseptembre. |

CORZEÉ

(ARRONDISSEMENT DE BAUGÉ, CANTON DE SEICHES

Cette commune est située entre Villevèque, Seiches et Chaloché, sur la rive gauche du Loir, rivière qui la borde de ce côté.

Un barrage avec moulin à farine est construit sur le Loir; et un bac en-decà de cette usine, à la Ténébrière, est établi pour la communication d’une rive à l’autre.

Un ruisseau, celui de la Planche de Bronne, qui fait limite entre Corzé et Seiches, recèle quelques mollusques intéressants (voy. Seiches), et un vaste marais herbeux, situé non loin du bourg, est non-seulement remarquable par ses grands foins destinés à la nourriture des bêtes à cornes, mais encore par les arbres (chènes) enfouis qu’il recèle. — Voy. Chap. II.

La route impériale de Paris à Nantes, qui traverse une grande partie de cette commune, passe au bas de l’avenue du château d’Ardannes.

Enfin, cettecommune, qui possède plusieurs monuments celtiques, est riche en productions naturelles et remarquable par ses productions agricoles (voy. Etat actuel de l'agriculture dans le département de Maine-et-Loire).

Superficie : 3,149 hectares, dont 80 hectares 99 ares en vignes, et 257 hectares 99 ares en bois.

Population : en 1856, 1,501 habitants ; en 1861, 1,553 habitants.

Bureau de poste : Suette,

Distances : de Villevèque, 2 kil. ; de Chaloché, 5 kil.; de Pel- Run 6 kil; de Seiches, 12 kil. ; de Baugé, 21 kil.; d'Angers, 19 kil.

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