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CHAPITRE IV. — INDUSTRIE

Agriculture.

Un assolement de pin maritime ou pin du Mans, de seigle et d'avoine a été introduit dans cette contrée par M. Papiau de la Verrie. Cet assolement consiste d’abord à semer le pin maritime avec mélange de seigle ou d'avoine, et assez dru pour en obtenir par la suite une végétation bien fournie ; puis, au bout de huit ou

neuf années d'existence, quelquefois plus tôt, l’on en fait des bourrées propres à la chaufournerie et même à la boulangerie.

A cette culture, l’on fait succéder celle du seigle et de l’avoine pendant deux années consécutives avant de reprendre celle du pin maritime.

Dans cette commune, comme dans celles de Corzé et de Marcé, l’on cultive le sorgho, pour en confectionner des balais avec ses panicules et en obtenir la graine pour la nourriture des animaux de hasse-cour.

Apiculture et sériciculture,

C’est dans cette commune que M. de Beauvoys a commencé, continué et fini de faire des expériences sous les rapports divers de Péducation des abeilles et celle des vers à soie. M. de Beauvoys est décédé en l’année 1864.

Industries techniques.

Après l’agriculture, les diverses industries techniques de cette commune se rapportent :

10 À une papeterie située au moulin de Brée, sur un des brasdu Loir, appartenant à M. Bilbille-Fayard. Cette usine, qui a pour moteurs l’eau et la vapeur, confectionne plus particulièrement du papier à journal, mais de bonne qualité;

2° A la filature de laine, située au bourg de Seiches, et qui appartient à M. Angrand, ayant pour moteurs l’eau et la vapeur. Elle est connue depuis longtemps pour ses bons produits;

3° A la fabrique de pointes, dites pointes de Paris, établie sur le Loir, au village de Mathefelon, et qui appartient à M”"° veuve Pirard. Elle a pour moteurs l’eau et la vapeur. Dans cette usine l’on fabrique toutes les espêces de pointes du commerce : pointes à tête plate, à tête ronde, à tête perdue et de toutes dimensions. Depuis un certain nombre d’années on y a joint la confection des fiches pour la ferrure des croisées. Tous ces produits sont recherchés ;

4° À un four à chaux établi en 1857 par M. Grangeon fils ;

9° Enfin au grès, et plus particulièrement celui de la plaine de Brée, qui est exploité pour pavés.

SERMAISE (ARRONDISSEMENT DE BAUGÉ, CANTON DE SEICHES

Cette commune est située au sud-ouest de Baugé, entre celles de Saint-Georges-du-Bois, Echemiré, Jarzé, Chaumont, Lué et Fontaine-Milon.

Plusieurs ruisseaux, affluents indirects du Couasnon, passent à l’ouest et à l’est de cette commune, dont le bourg est traversé par la route de grande communication des Rosiers à Sablé. C’est au domaine de Laporte qu'une Ecore PRATIQUE D’AGRICULTURE fut, en 1838, irstituée par le département de Maine-et-Loire et à ses frais, Bien que cette institution n’ait eu que quelques annérs d’existence, néanmoins elle a pu rendre quelques services dans le pays en lui montrant des pratiques de culture perfectionnées.

Superficie : 718 hectares, dont 43 hectares 58 ares en vignes, et 46 hectares 54 ares en hois.

Population : en 1856, 433 habitants ; en 1861, 443 habitants.

Bureau de poste : Baugé.

Distances : de Saint-Georges-du-Bois, 3 kil. ; d'Echemiré, 4 kil. 1/4; de Jarzé, 3 kil. 1/4 ; de Chaumont, 5 kil.; de Lué, 5 kil.; de Fontaine-Milon, 4 kil.; de Seiches, 14 kil.; de Baugé, 10 kil.; d'Angers, 32 kil.

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